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Les films à l'affiche dès le 20 février 2015: «La chanson de l'éléphant»... (PHOTOS/VIDÉOS)

19/02/2015 04:41 EST | Actualisé 20/02/2015 05:52 EST
Mediafilm

Médecin dans un hôpital psychiatrique. le docteur Lawrence a mystérieusement disparu. La dernière personne à l'avoir vu est Michael, jeune patient interné depuis cinq ans. En cette veille de Noël, le docteur Green, directeur de l'établissement, convoque en entretien le jeune homme, qu'il soupçonne d'en savoir plus long qu'il ne le laisse entendre. Mais dans le cabinet de Lawrence, où les deux hommes sont réunis, la discussion tourne en rond, Michael prenant plaisir à conduire son interlocuteur dans des impasses ou à jouer avec ses sentiments. Une histoire captivante à découvrir dans La chanson de l'éléphant.

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Films de la semaine - 20 février 2015

ASTÉRIX - LE DOMAINE DES DIEUX

France. 2014. 85 min.

Film d'animation de Alexandre Astier et Louis Clichy.

Pour en finir avec les irréductibles Gaulois, qui continuent à lui résister grâce à la potion magique du druide Panoramix, Jules César adopte une nouvelle stratégie: assimiler ces "barbares" en construisant aux abords de leur village un immense et luxueux complexe résidentiel, destiné aux citoyens de Rome. Bientôt, dans la forêt voisine, le "Domaine des Dieux" prend forme, grâce au travail d'esclaves supervisés par l'architecte Anglaigus et le centurion Oursenplus. D'abord méfiants devant l'arrivée en masse de ces nouveaux résidants, les Gaulois se laissent peu à peu charmer par eux, voyant là de bonnes occasions d'affaires. Veillant au grain, Panoramix et Astérix concoctent un plan afin de renverser la vapeur.

Adoptant un ton débonnaire, cette adaptation d'un des meilleurs albums de la série de Goscinny et Uderzo mise sur un récit qui respecte l'humour et le message social d'origine. Portées par une animation 3D efficace, les nombreuses scènes d'action rythment habilement cette coréalisation enjouée d'Alexandre Astier ("Kaamelott) et Louis Clichy (WALL-E).

LA CHANSON DE L'ÉLÉPHANT

Canada. 2014. 110 min.

Drame psychologique de Charles Binamé avec Bruce Greenwood, Xavier Dolan, Catherine Keener, Carrie-Anne Moss, Colm Feore, Guy Nadon.

Médecin dans un hôpital psychiatrique. le docteur Lawrence a mystérieusement disparu. La dernière personne à l'avoir vu est Michael, jeune patient interné depuis cinq ans. En cette veille de Noël, le docteur Green, directeur de l'établissement, convoque en entretien le jeune homme, qu'il soupçonne d'en savoir plus long qu'il ne le laisse entendre. Mais dans le cabinet de Lawrence, où les deux hommes sont réunis, la discussion tourne en rond, Michael prenant plaisir à conduire son interlocuteur dans des impasses ou à jouer avec ses sentiments. Susan, l'infirmière de garde ce jour-là, l'avait pourtant mis en garde contre les facéties de Michael. Tandis que cette dernière veille derrière la porte, à la maison, la nouvelle épouse de Green attend impatiemment son retour.

La performance puissante et électrisante de Xavier Dolan, dans la peau du patient manipulateur, constitue la pièce de résistance de ce nouvel opus du réalisateur de MAURICE RICHARD. Tiré de la pièce de Nicolas Billon, ce jeu du chat et de la souris astucieux mais un peu mécanique, sur le thème de l'enfance blessée, réserve quelques autres belles surprises.

DUFF

États-Unis. 2015. 101 min.

Comédie de Ari Sandel avec Mae Whitman, Robbie Amell, Nick Eversman, Skyler Samuels, Bianca Santos, Allison Janney, Ken Jeong, Bella Thorne.

Passionnée de films d'horreur, peu intéressée par la mode, Bianca est une jeune fille ordinaire, habituée d'être dans l'ombre de ses deux superbes amies. Lors d'une fête où elle n'était pas la bienvenue, son voisin Wesley, le sportif le plus populaire de leur école secondaire, lui révèle que tous la considèrent comme une DUFF (Dodue Utile Franchement Fade). Aussi troublée qu'insultée, Bianca décide de transformer radicalement son image, et de surmonter sa gêne pour conquérir Toby, un garçon qu'elle aime secrètement. Pour y parvenir, elle réclame les conseils de Wesley, même si les deux camarades de classe ne s'entendent pas très bien. Le changement de style et de personnalité de Bianca ne passe pas inaperçu, provoquant son lot d'intimidations sur les réseaux sociaux.

Le thème de l'intimidation est traité avec trop de légèreté dans cette adaptation colorée mais tapageuse du roman de Kody Keplinger. Le réalisateur débutant Ari Sandel reproduit les clichés de la comédie sentimentale adolescente avec moult effets racoleurs, mais il exploite efficacement l'énergie débordante de ses jeunes et doués interprètes, Mae Whitman en tête.

MCFARLAND

États-Unis. 2014. 129 min.

Drame sportif de Niki Caro avec Kevin Costner, Maria Bello, Carlos Pratts, Ramiro Rodriguez, Morgan Saylor, Elsie Fisher, Vincent Martella, Daniel Moncada.

1987. Après avoir accidentellement blessé un joueur sous le coup de la colère, Jim White, entraîneur de football dans une école secondaire de l'Idaho, doit s'exiler avec sa femme et ses deux filles. Leur point de chute: McFarland, petite ville pauvre de la Californie, dont la population est majoritairement latino-américaine. Écarté de l'équipe de football de l'école par l'entraîneur en titre, le professeur d'éducation physique ronge son frein. Jusqu'au jour où sa cadette lui fait remarquer la rapidité de certains de ses élèves. Ce qui lui donne l'idée de créer une équipe de cross-country. Parmi les sept adolescents recrutés, il y a l'enveloppé Danny et l'athlétique Thomas, qui en pince pour la fille aînée de son entraîneur blanc. À force de persévérance et d'astuce, Jim mène sa formation gagnante jusqu'à la finale de l'État. Cependant, les problèmes familiaux de Thomas risquent de tout faire échouer.

Rien ne nous est épargné dans ce drame sportif de Disney tiré d'une histoire vraie: un scénario ultra-prévisible, une réalisation consciencieuse aux effets convenus, beaucoup de clichés interculturels et plein de bons sentiments. L'interprétation est en revanche satisfaisante, avec une mention pour le jeu habité de Carlos Pratts.

P'TIT QUINQUIN

France. 2014. 200 min.

Comédie policière de Bruno Dumont avec Bernard Pruvost, Alane Delhaye, Lucy Caron, Philippe Jore, Philippe Peuvion, Lisa Hartman.

Dans un village côtier du Nord Pas-de-Calais, P'tit Quinquin, un garcon d'une douzaine d'années, tue le temps comme il peut, en compagnie de ses amis et d'Ève, fille des fermiers voisins, dont il est amoureux. Un jour où ils font les quatre cents coups, les enfants assistent à l'arrivée d'un hélicoptère de la police venu sortir une vache d'un blockhaus, sous les yeux d'un tandem d'enquêteurs des plus étranges: l'improbable commandant Van der Weyden, bourré de tics nerveux et adepte de phrases toutes faites, et son fidèle partenaire, Carpentier, qui se prend pour un as du volant mais peine à conduire en ligne droite. L'affaire se corse quand l'autopsie révèle que le corps de la vache contenait les restes d'une femme démembrée. Un meurtre étrange, qui sera suivi par plusieurs autres...

Cette minisérie policière insolite, qui prolonge de manière inattendue l'univers de l'auteur de L'HUMANITÉ, voit toutefois son humour et son inventivité s'épuiser lentement. Restent un esprit d'anarchie jouissif, une mise en scène maîtrisée, des morceaux d'anthologie, ainsi que le jeu halluciné et hallucinant de Bernard Pruvost en Columbo de province.

LE SCAPHANDRIER

Canada. 2015. 78 min.

Drame d'horreur de Alain Vézina avec Édith Côté-Demers, Alexandre Landry, Raymond Bouchard, Béatrice Picard, Jean-Guy Bouchard, Pascale Létourneau, Charles Dauphinais, Éric Gagné.

Un cargo commercial est retrouvé à la dérive au large d'une petite ville de la côte gaspésienne. À bord, la police maritime découvre les corps horriblement mutilés des membres de l'équipage. Jeune journaliste locale, l'ambitieuse Julie entame une enquête qui l'amène à interroger Armand Sauvageau, riche collectionneur d'objets maritimes, puis Alexandre, timide conservateur du petit musée municipal. Très vite, la jeune femme fait le lien entre ces meurtres et le naufrage du "Princess of the North", survenu dans les années 1930. En effet, Sauvageau, comme son père soixante-dix ans plus tôt, a récemment financé une expédition afin de récupérer des objets en provenance de l'épave du navire. L'hypothèse de la journaliste est confirmée par Marielle, une vieille dame dont le père scaphandrier a trouvé la mort lors de la première expédition. Mais Julie n'est pas au bout de ses surprises, car d'autres meurtres sont commis par un homme mystérieux revêtu d'un scaphandre datant de l'entre-deux-guerres...

Incapable de trouver le juste équilibre entre horreur et humour, Alain Vézina accouche d'un film bancal, qui ne fait ni peur, ni rire. Malgré sa prémisse intrigante, le récit est bourré de clichés, tandis que certains effets spéciaux frisent le ridicule. Alexandre Landry (GABRIELLE) joue faux, tout comme la nouvelle venue Édith Côté-Demers.

LE SPA À REMONTER DANS LE TEMPS 2

États-Unis. 2015. 95 min.

Comédie fantaisiste de Steve Pink avec Rob Corddry, Craig Robinson, Clark Duke, Adam Scott, Christian Slater, Jason Jones, Gillian Jacobs, Collette Wolfe, Chevy Chase.

Grâce au spa à remonter le temps, Lou est devenu le grand patron de Loogle, Adam a écrit un best-seller de science-fiction basé sur leurs aventures et Nick domine les palmarès en volant les idées musicales des artistes avant qu'ils n'aient pu les rendre publiques. Pourtant, Jacob continue à être le souffre-douleur de son père Lou, qui l'emploie comme domestique. Mais cette situation pourrait changer. Quand, durant une flamboyante soirée, l'arrogant homme d'affaires est atteint d'une balle de carabine dans les parties et se vide de son sang, Nick et Jacob s'empressent de le transporter dans le spa, afin de revenir quelques minutes plus tôt et empêcher ce drame. Mais une erreur d'aiguillage propulse plutôt les trois lascars en 2025, dans un futur parallèle où les voyages dans le temps sont impossibles. Partis à la recherche d'Adam, ils tombent plutôt sur son fils, Adam Jr., un type coincé qui se marie dans vingt-quatre heures. En compagnie de ce dernier, les trois visiteurs du passé s'efforcent de retrouver celui qui en voudra suffisamment à Lou pour retourner en 2015 et tenter de l'éliminer.

Déjà présent dans le premier épisode paru cinq ans plus tôt, l'humour régressif à forte teneur sexuelle est décuplé dans cette suite bâclée, rarement drôle ou imaginative, toujours réalisée par Steve Pink. John Cusack ayant cette fois passé son tour, Rob Corddry, en roue libre, prend toute la place, faisant beaucoup d'ombre à ses sympathiques partenaires.

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