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Les films à l'affiche dès le 13 février 2015: «Cinquante nuances de Grey»... (PHOTOS)

13/02/2015 10:11 EST | Actualisé 13/02/2015 10:18 EST
Mediafilm

Enfin: Cinquante nuances de Grey est à l'affiche! Étudiante en littérature, Anastasia Steele remplace au pied levé sa colocataire grippée pour aller interviewer à Seattle Christian Grey, un milliardaire de 27 ans qui fera un généreux don à leur université à l'occasion de la collation des grades. Dès cette première rencontre, l'attirance est mutuelle entre la jeune femme ingénue et l'homme d'affaires sûr de lui. Mais d'entrée de jeu, ce dernier dévoile son secret: il ne peut concevoir une relation avec une femme autrement que dans un rapport de dominant-dominée...

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Films de la semaine - 13 février 2015

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3 COEURS

France. 2014. 106 min.

Drame sentimental de Benoît Jacquot avec Benoît Poelvoorde, Chiara Mastroianni, Charlotte Gainsbourg, Catherine Deneuve, André Marcon, Patrick Mille.

De passage dans une ville de province, Marc, contrôleur fiscal, a le coup de foudre pour Sylvie, une femme triste rencontrée durant une nuit d'errance. Sur la promesse de se retrouver dans quelques jours à Paris, les nouveaux amoureux se quittent sans même s'échanger leurs numéros de téléphone. Or, victime d'un malaise à la onzième heure, Marc rate le rendez-vous, renvoyant du coup Sylvie à sa vie auprès d'un mari qu'elle n'aime pas, et avec qui elle émigre aussitôt aux États-Unis. De retour en province, plusieurs semaines plus tard, le contrôleur fiscal vient en aide à Sophie, antiquaire forcée de subir un audit. Lui ignorant qu'elle est la soeur de Sylvie, elle ne sachant pas qu'il est celui qui a brisé le coeur de cette dernière, Marc et Sophie amorcent une liaison, sous le regard bienveillant de la mère des deux femmes.

Derrière les astuces un peu artificielles de l'intrigue, le réalisateur des ADIEUX À LA REINE présente un triangle amoureux touchant, centré sur un homme tombé dans un piège sentimental nimbé dans un doux matriarcat. Ce film d'acteurs, pulsé par des personnages BCBG engoncés dans leur quotidien, convoque le souvenir du cinéma de Claude Sautet (CÉSAR ET ROSALIE).

CANADA MORRISON (SCIENCES NATURELLES)

Argentine. 2014. 70 min.

Drame psychologique de Matias Lucchesi avec Paula Galinelli Hertzog, Paola Barrientos, Sergio Boris, Alvin Astorga, Arturo Goetz, Vanesa Wainberg.

Pensionnaire dans une école nichée au creux des montagnes argentines, Lila, douze ans, n'a qu'une idée en tête: partir à la recherche de son père qu'elle n'a jamais connu, sa mère ayant toujours refusé de lui révéler son identité. Après avoir empêché par deux fois la fillette de fuir le pensionnat, Jimena, sa dévouée professeure de biologie, décide de l'aider dans sa quête. Or, Lila ne possède qu'un mince indice: une plaque de métal sur laquelle est inscrite l'adresse de la compagnie venue installer une antenne dans le village il y a treize ans, un événement évoqué dans des échanges discrets mais acrimonieux entre sa mère et sa grand-mère. Mais à leur arrivée, les deux voyageuses apprennent que la compagnie en question n'existe plus. Par chance, un vieux résident doté d'une bonne mémoire les aiguille sur la piste de Puma, un ancien installateur aux nombreux enfants illégitimes, qui habite la bourgade de Canada Morrison, à deux cents kilomètres du pensionnat.

Porté par le jeu plein de caractère de la jeune Paula Galinelli Hertzog et la performance fort attachante de Paola Barrientos, ce premier long métrage de Matias Lucchesi se distingue également par la beauté grandiose de ses paysages, éclairés avec art. Reste que ce road movie sur un thème connu se révèle bien mince, prenant parfois l'allure d'un moyen métrage étiré.

CINQUANTE NUANCES DE GREY

États-Unis. 2015. 125 min.

Drame sentimental de Sam Taylor-Johnson avec Dakota Johnson, Jamie Dornan, Eloise Mumford, Max Martini, Marcia Gay Harden, Jennifer Ehle, Luke Grimes, Victor Rasuk, Callum Keith Rennie.

Étudiante en littérature, Anastasia Steele remplace au pied levé sa colocataire grippée pour aller interviewer à Seattle Christian Grey, un milliardaire de 27 ans qui fera un généreux don à leur université à l'occasion de la collation des grades. Dès cette première rencontre, l'attirance est mutuelle entre la jeune femme ingénue et l'homme d'affaires sûr de lui. Mais d'entrée de jeu, ce dernier dévoile son secret: il ne peut concevoir une relation avec une femme autrement que dans un rapport de dominant-dominée. Un peu déçue par sa froideur, l'inexpérimentée Anastasia se laisse néanmoins dépuceler par Christian, qui lui soumet ensuite un contrat légal visant à faire d'elle son esclave sexuelle. Mais en repoussant sans cesse le moment de la signature, la jeune femme, qui gagne en assurance, perce peu à peu la cuirasse de ce séducteur allergique à l'amour et à l'engagement, en raison de ses traumatismes d'enfance et de son apprentissage de la sexualité à 15 ans auprès d'une amie de sa mère adoptive.

La réalisatrice de NOWHERE BOY signe une adaptation léchée et lisse du best-seller érotique de E.L. James, mettant davantage l'accent sur les aspects comiques et sentimentaux de cette intrigue simpliste à la morale conservatrice, que sur les scènes de sexe, filmées pudiquement. Face à un Jamie Dornan peu charismatique, Dakota Johnson s'en tire plutôt bien.

KINGSMAN - SERVICES SECRETS

Grande-Bretagne. 2014. 129 min.

Comédie d'espionnage de Matthew Vaughn avec Colin Firth, Taron Egerton, Samuel L. Jackson, Mark Strong, Sophie Cookson, Michael Caine, Mark Hamill.

Harry Hart est un espion émérite, à l'emploi d'une agence internationale ultra-secrète, qui loge à l'enseigne d'un prestigieux tailleur de Savile Row, à Londres. Toujours à l'affût de nouveaux talents, Harry recrute Gary "Eggsy" Unwin, un jeune homme rustre mais prometteur, qui est le fils d'un ex-membre de l'agence, mort en service en sauvant la vie de Harry. Mais malgré son pedigree, "Eggsy" n'est pas un candidat facile à gérer, et son apprentissage des codes ultra-rigides des Kingsmen se déroule au moment où l'agence enquête sur Richmond Valentine, un génie de l'informatique multimilliardaire, qui menace l'avenir du monde libre par le biais d'un complot aussi astucieux que diabolique. Qu'ils soient prêts ou non à travailler ensemble, la recrue et le vétéran devront bientôt passer à l'action...

Pastiche amusant et ultra-violent des films d'espionnage britanniques des années soixante, ce film éclaté cumule les clins d'oeil et hommages, au fil d'un récit délicieusement invraisemblable. Malgré une baisse d'inventivité dans le dernier tiers, l'ensemble brille grâce à Colin Firth, parfait en super-James Bond, cousin de Harry Palmer et John Steed.

OUÏGHOURS, PRISONNIERS DE L'ABSURDE

Canada. 2015. 99 min.

Documentaire de Patricio Henriquez.

Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, une traque s'organise pour retrouver Oussama ben Laden et ses sympathisants. Établis au Pakistan et en Afghanistan pour fuir l'oppression chinoise, 22 Ouïghours, turcophones de confession musulmane, sont vendus à l'armée américaine par des notables et des seigneurs de guerre. Soupçonnés d'activités terroristes, ils sont incarcérés sur la base de Guantanamo, à Cuba. Engagée pour leur servir de traductrice, une femme d'affaires d'origine ouïghoure comprend rapidement qu'ils n'ont rien à se reprocher puis prend la mesure des mauvais traitements qu'on leur inflige. Trois de ces détenus témoignent à visage découvert de ce qu'ils ont vécu.

Après VOUS N'AIMEZ PAS LA VÉRITÉ, Patricio Henriquez retourne à la prison de Guantanamo, afin de documenter avec sa rigueur coutumière un cas flagrant d'injustice à l'égard d'une minorité déjà opprimée. Dans un style fluide et dynamique, le réalisateur aligne les témoignages pertinents et émouvants.

LE CONTE DE LA PRINCESSE KAGUYA

Japon. 2013. 137 min.

Film d'animation de Isao Takahata.

Alors qu'il coupe du bambou, un paysan japonais est surpris par une lumière émanant d'une des tiges. S'approchant, il y découvre une minuscule jeune fille, qu'il recueille pour l'emmener chez lui. Quand cette dernière se transforme en nourrisson, le paysan et sa femme, persuadés qu'ils sont élus par les dieux, l'adoptent comme leur propre enfant. Grandissant à une vitesse phénoménale, le bébé devient rapidement une jeune fille aimant s'ébrouer dans la nature avec ses amis. Découvrant de l'or et de fins tissus dans la forêt, le paysan interprète ces signes comme un ordre divin de faire de sa protégée une véritable princesse. La famille déménage alors dans la capitale, où la beauté stupéfiante de la nouvelle venue attire l'attention des plus hauts dignitaires. Peu sensible à leur cour, elle promet sa main à celui qui saura relever un défi pratiquement impossible.

Adapté d'un conte folklorique japonais, ce film du cofondateur du studio Ghibli dégage quelque chose d'intemporel, de profondément humain. La beauté impressionniste des dessins, le rythme de l'animation et la qualité des prestations vocales achèvent de rendre cette oeuvre inoubliable.

TOMBOUCTOU

France. 2014. 100 min.

Drame de Abderrahmane Sissako avec Ibrahim Ahmed, Toulou Kiti, Abel Jafri, Fatou Diawara, Hicham Yacoubi, Ketli Noêl.

Dans le désert, non loin de la ville de Tombouctou au Mali, Kidane vit paisiblement avec sa femme Satima, leur fille de 12 ans Toya et Issan, le petit berger qui s'occupe de leur troupeau. Dans ce lieu, la famille de nomades se sent à l'abri de la ville, tombée sous le joug de djihadistes qui dispensent leur doctrine à coup de punitions, de pierres et de mitraillettes. Tout dérape pour Kidane lorsque sa vache préférée, venue s'abreuver à la rivière, est tuée par le pêcheur Amadou. Alors qu'il confronte ce dernier, la bataille éclate entre les deux hommes et Kidane tue accidentellement Amadou. Immédiatement arrêté, le paysan est traduit en justice à Tombouctou, où on applique la charia.

S'intéressant au sort des victimes de conflits oubliés, le Mauritanien Abderrahmane Sissako (BAMAKO) signe un film épuré et d'une grande intelligence, dont le récit humaniste et tendre, mêlant fable et réalisme, tarde toutefois à se lier et à prendre son sens. Magnifiquement mis en images, le film bénéficie également d'une interprétation sincère et touchante.

LES VOIX

États-Unis. 2013. 103 min.

Comédie fantaisiste de Marjane Satrapi avec Ryan Reynolds, Gemma Arterton, Anna Kendrick, Jacki Weaver, Ella Smith, Gulliver McGrath.

Jerry Hickfang entend des voix. Ce sont celles de son chat et de son chien, sortes de mauvaise conscience et de bonne conscience, qui se disputent continuellement son attention et tentent de dicter chacun de ses gestes. Le manutentionnaire dans une usine de baignoires réussit toutefois à mener une existence à peu près normale. Mais l'amour qu'il voue à Fiona, une aguichante collègue anglaise, lui joue des tours. Convaincu qu'elle partage ses sentiments, le jeune homme, aveugle à ceux de Lisa, une autre collègue qui en pince pour lui, cesse de prendre ses antipsychotiques et, dans un instant de folie passagère, provoque la mort de Fiona. Il continue cependant de dialoguer avec sa victime, dont il a préservé la tête dans son réfrigérateur. D'autres la rejoindront.

Réalisée en solo par la coauteure de PERSÉPOLIS et POULET AUX PRUNES, cette comédie noire rose bonbon n'arrive jamais à trouver le ton juste. Ryan Reynolds ne possède pas le registre de jeu nécessaire et la réalisation pimpante sent le fabriqué, comme du reste les décors et le discours un brin condescendant de l'auteure sur la psychose nord-américaine.

WHAT WE DO IN THE SHADOWS

Nouvelle-Zélande. 2013. 87 min.

Comédie d'horreur de Jemaine Clement etTaika Waititi avec Jemaine Clement, Taika Waititi, Jonathan Brugh, Cori Gonzalez-Macuer, Stuart Rutherford, Ben Fransham.

Une équipe de la télévision néo-zélandaise filme en continu quatre vampires qui vivent tant bien que mal en colocation: Viago, un dandy candide et maniaque de la propreté âgé de 379 ans, qui voudrait que chacun fasse sa part des tâches ménagères; Vladislav, un empaleur-séducteur de 862 ans, qui ne vit désormais que pour la fièvre du samedi soir; Deacon, un ex-nazi qui, à 183 ans, est le membre le plus jeune et maladroit du groupe; enfin Petyr, un sosie de Nosferatu qui, à 8000 ans au compteur, est le vétéran estimé mais asocial du quatuor. À quelques jours du bal masqué annuel qui réunit la communauté des vampires de Wellington, l'équipe technique suit ces quatre éternels adolescents alors qu'ils tentent de concilier leur insatiable soif de sang avec les mille et un tracas de la vie contemporaine.

Ce faux documentaire débridé, qui parodie à la fois les films de vampires et la téléréalité, a été réalisé avec un plaisir communicatif. Malgré un scénario inégal et une baisse d'inspiration dans le dernier tiers, l'ensemble séduit par son rythme alerte, son grand nombre de gags réussis et son affection évidente pour le genre.

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