POLITIQUE

Projet de loi 20: Gaétan Barrette laisse planer la possibilité d'un second bâillon

09/02/2015 10:19 EST | Actualisé 09/02/2015 10:19 EST
PC

Quelques jours après avoir eu recours au bâillon pour faire adopter son projet de loi 10 sur la réorganisation du réseau de la santé, le ministre de la Santé du Québec envisage la possibilité de faire de même pour le projet de loi 20.

En entrevue à Radio-Canada lundi matin, Gaétan Barrette a dit avoir bon espoir que ce nouveau projet de loi, qui prévoit notamment l'imposition de quotas de patients aux omnipraticiens sous peine de sanctions, soit adopté selon la procédure parlementaire normale.

« Moi, je pense que si tout le monde travaille collégialement, sans obstruction - c'est ce que je souhaite -, ce projet de loi devrait passer parce qu'il n'est pas très long », a-t-il déclaré. Selon lui, les parlementaires pourraient commencer l'étude du projet dès la fin de la semaine prochaine.

Lorsqu'on lui a demandé si le bâillon pourrait aussi être utilisé pour faire passer ce second projet de loi, Gaétan Barrette, a admis que cela constituait une possibilité.

« Ça fait partie des règles parlementaires. Les règles prévoient que lorsqu'il y a de l'obstruction, on passe à ça, sinon le gouvernement est paralysé. Le gouvernement ne peut pas passer son temps paralysé », a-t-il affirmé.

« Je peux vous dire une chose : le faire adopter selon les règles habituelles, ça va dépendre de moi - je peux vous garantir que je vais tout faire pour ça. Mais si ça ne se passe pas comme ça, ce sera la faute des oppositions », a-t-il ajouté.

Gaétan Barrette reconnaît que le projet de loi 20 rencontre beaucoup d'opposition dans le réseau de la santé, mais assure néanmoins que la population du Québec partage l'objectif poursuivi.

« Vous ne trouverez pas grand monde dans la population qui est contre quelqu'un qui essaie de faire en sorte qu'il y ait enfin de l'accès dans notre système de la santé, a-t-il fait valoir. Vous allez trouver 80 % des gens qui sont contre dans le milieu médical, parce qu'on touche à leur routine quotidienne. »

Selon Gaétan Barrette, environ 60 % des omnipraticiens pourraient travailler plus d'heures afin de mieux servir leur clientèle.

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