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Les évêques du pays s'insurgent devant le jugement sur l'aide médicale à mourir

07/02/2015 12:18 EST | Actualisé 09/04/2015 05:12 EDT
Monashee Frantz via Getty Images

MONTRÉAL - Sans grande surprise, la décision de la Cour suprême à propos de l'aide médicale à mourir fait sourciller le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), Paul-André Durocher.

Dans un jugement unanime rendu vendredi,le plus haut tribunal du pays a invalidé les articles du Code criminel qui interdisent à un médecin d'aider l'un de ses patients gravement malade à mettre un terme à ses jours.

Selon Mgr Durocher, cette position est «décevante»car le fait «de faciliter la mort n'est pas une solution éthique juste».

Il a, cependant, ajouté qu'elle ne modifie en rien l'enseignement religieux voulant que la vie ait «une valeur inaliénable» et ce, de la conception jusqu'au dernier souffle.

Citant le «catéchisme de l'Église catholique», il a soutenu qu'une action qui «donne la mort afin de supprimer la douleur constitue un meurtre» et que ce geste est «gravement contraire à la dignité de la personne et au respect du Dieu vivant, son créateur».

Il a insisté sur la nécessité de réconforter les gens en phase terminale et de les «accompagner dans l'amour et la solidarité» plutôt que de leur fournir de l'aide pour s'enlever la vie.

Du même souffle, le président de la CECC, qui est également archevêque de Gatineau, a encouragé les Canadiens à offrir du soutien aux mourants afin d'éviter que «pour des raisons de solitude, de vulnérabilité, de perte d'autonomie ou par peur de souffrir», ils ne sentent que la solution s'imposant à eux est le suicide.

Paul-André Durocher a mentionné que son organisation a la ferme intention de continuer de «promouvoir les soins palliatifs» et «la liberté de conscience des médecins et de tous les travailleurs engagés dans le domaine de la santé».

Il a également indiqué qu'avec ses collègues, il entend exercer de la pression à la fois sur les élus et sur les magistrats pour qu'ils s'abstiennent «d'aller plus loin en approuvant de prétendus actes ''d'homicide par compassion'' et d'euthanasie».

Il a ensuite dit que ces gestes entrent en contradiction avec l'opinion de la «grande majorité des catholiques».

Il a souligné qu'à l'instar des évêques,la plupart des fidèles «trouvent qu'il y a des alternatives à donner la mort» comme d'assurer une «présence humaine chaleureuse et d'offrir des soins palliatifs».

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