POLITIQUE

Actions de Québecor: PKP doit prendre une décision, dit Martine Ouellet

07/02/2015 01:29 EST | Actualisé 07/02/2015 05:32 EST

LAVAL - Le malaise grandit autour du contrôle de Québecor par Pierre Karl Péladeau. Après Pierre Céré, c'est au tour de Martine Ouellet de demander au magnat de la presse de régler sa situation.

«Je pense qu'il aura une décision à prendre pour s'assurer de ne pas être en conflit d'intérêts», a-t-elle dit en marge du Conseil national du PQ, qui se tient toute la fin de semaine à Laval.

Alors que Pierre Karl Péladeau propose de placer ses avoirs dans une fiducie sans droit de regard advenant son élection à la tête du parti, Martine Ouellet juge que la question doit être réglée immédiatement. «Je pense que comme candidat aussi, il y a une décision à prendre et cette décision-là, pour l'instant, elle n'est pas encore prise», estime-t-elle.

Martine Ouellet refuse toutefois de se prononcer sur l'avenue appropriée pour régler le dossier.

La députée de Vachon a fait un parallèle avec sa propre situation. Lorsqu'elle est devenue ministre des Ressources naturelle, elle a dû démissionner de son poste chez Hydro-Québec, a-t-elle rappelé.

Par ailleurs, Martine Ouellet a jugé sévèrement les réponses offertes par Pierre Karl Péladeau lors d'une présentation où les candidats ont défilé sur le podium pour présenter leur vision politique. «On est encore dans des généralités, un peu d'historique, le CV personnel, a-t-elle énuméré. On a bien hâte de pouvoir entendre ses idées.»

Citizen Péladeau

En début de journée, le candidat Pierre Céré a aussi affirmé que Pierre Karl Péladeau doit tout de suite placer ses actions de contrôle de Québecor dans une fiducie sans droit de regard. «Il y a un malaise certain», dit-il, évoquant la séparation des pouvoirs législatifs et judiciaires. «Est-ce qu'on pourrait imaginer qu'un juge qui deviendrait député puisse continuer à siéger comme juge?»

«Est-ce que Citizen Péladeau est en train de se payer un parti politique?», a-t-il lancé, en référence au film Citizen Kane, où un magnat de la presse ambitionne de se lancer en politique.

Invité à réagir quelques heures plus tard, Pierre Karl Péladeau a préféré tourné le tout en dérision. «En boutade, je dirais que le Parti québécois n'a jamais été à vendre, a-t-il dit. Peut-être qu'il s'est trompé de parti, il devrait parler du Parti libéral du Québec.»

Monsieur Péladeau estime que le sujet de ses actions de Québecor a déjà été amplement discuté. «Nous avons abordé cette question-là à maintes reprises, dit-il. Si ça ne fait pas 25 fois, ça ne fait pas une fois.»

Sans se rétracter sur le fond, Pierre Céré a convenu en après-midi que l'image était forte. «Bien sûr que c'est une boutade, a dit Pierre Céré. Comprenons que je ne replace que l'enjeu démocratique; le mur étanche entre le monde de l'information, et surtout sa propriété, et celui du monde politique.»

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