DIVERTISSEMENT

Grosse tournée pour Hey Rosetta! (ENTREVUE/VIDÉO)

05/02/2015 01:55 EST | Actualisé 05/02/2015 01:58 EST

En novembre 2014, nous avions attiré l’attention de nos lecteurs à propos de l’album Second Sight (sorti le 21 octobre) du groupe de Terre-Neuve, Hey Rosetta! Quelques mois plus tard, voilà que la formation anglophone de folk rock orchestral (voire aux arrangements pop baroques) est de passage dans les villes de Montréal (Métropolis), Québec (Impérial) et Ottawa (Centre national des arts), les 5, 6 et 7 février dans un programme double avec le groupe de rock alternatif Stars, qui lui aussi fait la promotion d’un nouvel album paru à l’automne.

Impossible de ne pas comparer le travail de ces sept musiciens à celui de Coldplay à ses débuts (quand ses membres ne s’étaient pas encore complètement embourbés dans une pop surannée beaucoup trop influencée par le star-system) ou encore aux envolées doucereuses, mais néanmoins accrocheuses à la Vampire Weekend.

D’ailleurs, Tim Baker ne s’en cache pas, c’est ce genre de musique que le groupe a toujours voulu produire, excepté que cette fois-ci, pour Second Sight, Hey Rosetta! a disposé de beaucoup plus de moyens en studio. Tant mieux, puisque même si cette proposition ne révolutionne rien dans le genre, elle est joliment offerte. À la veille du concert à Montréal, le Huffington Post Québec s’est entretenu avec le musicien-chanteur de Hey Rosetta!, Tim Baker.

Est-ce que le titre de l’album, Second Sight, réfère à une façon différente d’aborder ou de suggérer la musique?

Oui. Il y a de ça dans la chanson. Au départ, l’idée était un peu plus philosophique et personnelle. C’est notre manière de dire qu’il existe des manières alternatives de regarder les choses dans la vie en général. Il y a une grande divergence, par exemple, entre les expériences de jour et celles de nuit. On change une petite donnée dans la personne qui observe, ou dans l’objet, et voilà, l’expérience peut être tout à fait autre. C’est très particulier de gagner sa vie en chantant des paroles qui proviennent de soi. Aussi bien porter un regard authentique, ou du moins avec lequel tu seras confortable en spectacle. C’est une des raisons qui m’amène à écrire qu’il existe toujours plusieurs lentilles pour regarder la vie et les gens.

Peut-on dire que cet album diffère des précédents?

Un peu. J’imagine. C’est souvent le propre d’un auteur ou d’un musicien, de faire quelque chose d’un peu différent. Mais honnêtement, je crois qu’il est dans le même esprit que les autres albums. Le processus de création, cependant, a été très différent. L’arrivée de Marcus Paquin à la réalisation, par exemple, a provoqué de nouveaux réflexes et de nouveaux sons. Il a été extrêmement bénéfique dans ce projet. Notre travail en studio s’est transformé. Il a été génial. C’est un homme stimulant, allumé, ouvert… Nous avons amélioré la voix et presque toutes les lignes d’instruments. Je crois que les arrangements sont beaucoup mieux présentés dans l’ensemble.

Votre album (27 janvier) vient tout juste de sortir aux États-Unis. Est-ce un bon signe? Des possibilités de percer ce gigantesque marché?

À vrai dire, je ne sais pas. Il est trop tôt pour tirer des conclusions sur la réception de Second Sight. Mais certains commentaires sont encourageants. Nous avons joué déjà dans des petites salles (quelques centaines de sièges), mais elles étaient pleines. On essaie de développer le marché de façon raisonnable, une étape à la fois. Nous avons plusieurs concerts de prévus à l’hiver et au printemps chez les Américains. Nous sommes déjà très satisfaits des résultats. Nous sommes aussi grandement occupés au Canada.

D’ailleurs, comment se vit la tournée dans un groupe de sept membres?

(Rires) En fait, nous sommes une douzaine quand on tient compte de l’équipe technique! Ça prend deux véhicules, sinon c’est la galère. Étonnamment, tout se déroule très bien. Nous sommes comme une famille. Le tout nécessite seulement de la patience, de l’écoute, de l’authenticité et de l’esprit de partage. Évidemment, nous avons nos montagnes russes à l’occasion!

À quoi doivent s’attendre les spectateurs quant à votre spectacle ?

Je suis très fier notre concert. La mise en scène est, apparemment, très efficace. Puisque c’est un programme double avec Stars, nous disposons d’environ 60 minutes. C’est un tout nouveau spectacle, mais nous maitrisons bien les nouvelles compositions (Kintsukuroi, What Arrows, Gold Teeth, Promise, Neon Beyond) étant donné que nous les proposons aux gens depuis déjà une année. Nous sommes très à l’aise sur scène et l’échange avec les spectateurs est toujours des plus gratifiants pour nous. On essaie donc de rendre la pareille.

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Dans la même soirée au Métropolis, le groupe canadien de rock alternatif Stars proposera les chansons de son nouvel album (sorti à la mi-octobre) No One Is Lost. Ce disque plutôt réussi est un mélange de petites bombes dansantes (quoique la chanson-titre du disque n’est pas un véritable morceau de danse) et de chansons beaucoup plus douces. C’est accrocheur et passablement sophistiqué comme travail. Les textes ne sont pas extraordinaires, mais le tout coule relativement bien avec la musique.

Hey Rosetta! et Stars, le 5 février 2015 au Métropolis de Montréal

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