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Boko Haram fait de nouvelles victimes au Cameroun

05/02/2015 08:47 EST | Actualisé 05/02/2015 08:54 EST
STEPHANE YAS via Getty Images
A picture taken on February 3, 2015 shows Chadian and Cameroonian soldiers trying to cross the El Beid bridge, which separates Fotokol from Gamboru. Chadian troops took control of the Nigerian border town of Gamboru on February 3 after launching a ground offensive against the jihadist Boko Haram group, an AFP journalist reported. AFP PHOTO / STEPHANE YAS (Photo credit should read STEPHANE YAS/AFP/Getty Images)

YAOUNDÉ, Cameroun - Les combattants de Boko Haram ont abattu ou brûlé vifs des dizaines de civils dans une ville frontalière près du Nigeria, ont annoncé jeudi des dirigeants du Cameroun.

Au moins 800 djihadistes ont attaqué la ville de Fotokol, où ils ont incendié des églises et des mosquées en plus d'abattre les jeunes qui refusaient de joindre leurs rangs pour combattre les forces camerounaises, a dit le ministre de l'Information Issa Tchiroma Bakari.

Les insurgés ont aussi volé du bétail et de la nourriture, a dit M. Bakari à l'Associated Press. Les combats ont débuté mercredi et se poursuivaient jeudi.

Des renforts sont arrivés dans la région de Fotokol mais Boko Haram utilise des civils comme boucliers humains, ce qui complique les opérations, a dit le colonel camerounais Didier Badjeck.

Les djihadistes seraient entrés au Cameroun depuis la ville nigériane de Gamboru, d'où ils ont été chassés par une offensive aérienne et terreste lancée par le Nigeria et le Tchad au cours des derniers jours.

Ces informations font surface au moment où des dirigeants de l'Union africaine sont à finaliser la formation d'une force multinationale de 7500 soldats provenant du Nigeria et de ses quatre voisins — le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Bénin — pour combattre les djihadistes.

Des représentants du département des opérations de maintien de la paix de l'ONU assistent à cette rencontre qui a débuté jeudi à Yaoundé, au Cameroun. L'Union africaine souhaite obtenir l'approbation du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que des fonds, pour cette mission.

Boko Haram augmente l'intensité et la fréquence de ses attaques à l'approche des élections présidentielles du 14 février au Nigeria, ce qui suscite l'inquiétude de la communauté internationale.

Les violences attribuées à Boko Haram ont fait quelque 10 000 morts l'an dernier, comparativement à 2000 pendant les quatre premières années du soulèvement islamiste.

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