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La libération de Mohamed Fahmy se fait toujours attendre

03/02/2015 05:43 EST | Actualisé 03/02/2015 05:43 EST
CP

La libération de Mohamed Fahmy se fait toujours attendre mardi, au lendemain des déclarations du ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, selon laquelle le journaliste canado-égyptien du réseau Al-Jazira retrouverait la liberté de façon « imminente ».

M. Baird n'était d'ailleurs pas le seul à croire à l'imminence de cette libération; une source d'Al-Jazira a déclaré à Reuters tôt mardi matin que M. Fahmy, qui est détenu en Égypte depuis décembre 2013, serait libéré d'ici quelques heures.

Une nouvelle voix soutient d'ailleurs cette hypothèse. Selon Sue Turton, une collègue de M. Fahmy contactée mardi par le Toronto Star, la libération du journaliste est bel et bien sur le point de se concrétiser.

« Ça semble vraiment imminent. Je sais que l'on dit ça depuis 24 heures » a dit au quotidien torontois cette journaliste, qui a elle-même fui l'Égypte avant d'y être condamnée à 10 ans de prison in absentia, et qui est restée en contact avec Mohamed Fahmy.

Selon elle, les autorités égyptiennes « vérifient actuellement quels vols sont disponibles » pour l'expulser, ce qui prouve que la libération du journaliste est maintenant plus qu'une hypothèse.

Mohamed Fahmy a abandonné sa citoyenneté égyptienne dans l'espoir d'être relâché, a confirmé lundi sa fiancée, Marwa Omara, à La Presse Canadienne. Les autorités égyptiennes en avaient fait une condition à sa libération.

Marwa Omara a affirmé que cette décision a été très difficile à prendre pour son conjoint, « un fier Égyptien qui vient d'une famille de militaires ».

L'espoir

Les espoirs que Mohamed Fahmy soit finalement relâché sont grands depuis la libération, dimanche, de son collègue australien Peter Greste, expulsé d'Égypte à son 400e jour de prison.

Le sort de Baher Mohamed, troisième journaliste d'Al-Jazira emprisonné au Caire, est cependant plus incertain, notamment parce qu'aucun pays étranger ne réclame sa libération.

Mohamed Fahmy, Peter Greste et Baher Mohamed ont été arrêtés en décembre 2013 et condamnés à des peines de 7 à 10 ans de prison. Les autorités leur reprochaient leur « soutien » aux Frères musulmans, le parti du président déchu Mohamed Morsi, considéré comme un groupe terroriste par le nouveau régime d'Al-Sissi.

Les journalistes ont toujours soutenu n'avoir fait que leur travail.

Citoyenneté contre liberté

Mohamed Fahmy a partagé son dilemme d'avoir à renoncer à sa citoyenneté égyptienne pour obtenir sa liberté sur son compte Twitter officiel.

« Pourquoi un être humain devrait-il laisser tomber sa citoyenneté afin de sortir de prison pour un crime qu'il n'a pas commis? », a-t-il écrit dimanche.

« Est-ce que vous renonceriez à votre nationalité pour la liberté? », a-t-il aussi demandé à ses abonnés.

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