NOUVELLES

L'ABC du vélo d'hiver: comment monter en selle

02/02/2015 11:16 EST | Actualisé 02/02/2015 11:25 EST
Hyoung Chang via Getty Images
Brittany McDaniel, 21, is heading to a grocery store by pushing her bicycle near the corner of Alameda ave. and Broadway in Denver, Colorado Friday, February 3, 2012. Snow is pounding Denver and northeastern Colorado this morning. Hyoung Chang, The Denver Post (Photo By Hyoung Chang/The Denver Post via Getty Images)

Pédaler 12 mois par année, est-ce fait pour tout le monde?

Lorsque l'on habite en ville, pas trop loin de son travail, le vélo s'avère le moyen de transport tout désigné. Mais quand l'hiver pointe son nez, la majorité range sa bicyclette jusqu'au redoux printanier.

Plusieurs cyclistes optent toutefois pour le vélo d'hiver. Des courageux aux yeux de certains, des hurluberlus pour d'autres.

Je me suis toujours demandé si le vélo d'hiver était réservé à des purs et durs de la discipline ou si monsieur madame Tout-le-Monde y trouvait aussi son bonheur. Alors pourquoi ne pas le tester pendant sept jours?

Pour bien me préparer, j'en ai discuté avec deux cyclistes d'hiver, Chloé Baril et Gabriel Campeau, qui eux, ont commencé graduellement à rouler toute l'année il y a trois ans.

1. L'habillement

Pasquale

C'est le premier commentaire que j'ai entendu : comment vas-tu faire pour ne pas avoir froid? Réponse des habitués : s'habiller avec plusieurs couches de vêtements et s'ajuster à la météo.

Scruter la température devient une habitude essentielle pour choisir comment protéger ses pieds, ses mains et son visage. Mettre des bottes plus chaudes lorsque la température chute sous les moins 20 degrés, par exemple.

Ou encore, opter pour des gants à trois doigts afin de garder une flexibilité dans le mouvement tout en gardant ses mains au chaud. Pour ce qui est du visage, le protéger devient essentiel lorsque le vent souffle et que le mercure baisse.

«Je n'ai jamais froid à vélo, à part peut-être les deux premières minutes. Lorsque tu attends 20 minutes au coin de la rue l'autobus, là tu as froid.»

— Gabriel Campeau

2. Le vélo

Gabriel

La première année, Gabriel a continué à utiliser son vélo, sans mettre de pneus d'hiver. Au fil du temps, il a modifié un vélo (usagé) strictement pour l'hiver, en plus d'y mettre des pneus à clous.

«On peut faire du vélo d'hiver à peu près avec n'importe quel vélo.»

— Gabriel Campeau

«Il suffit d'huiler sa chaîne régulièrement, parce qu'elle s'use plus vite», ajoute Gabriel.

C'est d'ailleurs ce même style de pneus (et la seule pièce neuve) qui est sur mon vélo, emprunté pour l'occasion. Dans le but de ne pas trop déraper sur la glace.

Chloé, elle, utilise un autre type de pneus, qu'elle installe sur son vélo, le même qu'elle utilise toute l'année. «J'ai des pneus à arrêtes qui sont particulièrement efficaces dans la glace dans la «slush», ça répond à 95 % des conditions. Mais je m'amuse un peu moins dans la neige ».

Le vélo doit aussi être visible une fois la nuit tombée. Des feux avant et arrière, ainsi que des réflecteurs sont obligatoires selon le Code de la route.

3. La cohabitation vélo-auto

Chloé

C'est l'aspect qui m'a semblé le plus inquiétant. En plus de devoir jongler avec des conditions routières inédites, il fallait rouler aux côtés d'automobilistes qui ne seront pas nécessairement enchantés de me voir là.

«Je garde toujours une distance avec les portières (des autos stationnées), mais je ne me mets pas non plus en plein milieu de la rue. C'est sûr que je me suis fait klaxonner et fait dire que je n'avais pas d'affaire là, mais j'ai tendance à dire que la situation s'améliore», remarque Gabriel Campeau.

Pour Chloé, la cohabitation est même plus facile l'hiver.

« Au printemps, je me fais plus klaxonner quand tous les cyclistes reviennent dans la rue. Comme si tous les automobilistes disaient : "Ah non, il y en a plein!" »

— Chloé Baril

Le Code de la route ne prévoit pas de réglementation additionnelle le vélo d'hiver. Les mêmes règles s'appliquent en juin, comme en février.

4. Le trajet

À Montréal, il y a plus de 648 kilomètres de voies cyclables du 1er avril au 15 décembre. L'hiver, un réseau blanc existe, mais son accessibilité change au gré de la météo. Il faut parfois adapter et changer son itinéraire de semaine en semaine.

«Avec le temps, tu finis par voir où les voitures passent le moins et où les routes sont plus larges. Tu te fais un trajet à travers ça.»

— Gabriel Campeau

Chloé Baril n'emprunte à peu près jamais les pistes cyclables pour une simple raison. Elle choisit le chemin le plus court qui sépare sa maison du travail. Un itinéraire qui n'est à peu près pas inclus dans le réseau de pistes cyclables 4 saisons.

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST

10 activités d'hiver qui sortent des sentiers battus