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Ukraine : au moins 30 morts dans l'Est, Paris et Berlin appellent au cessez-le-feu (PHOTOS)

01/02/2015 09:16 EST | Actualisé 03/04/2015 05:12 EDT

KIEV, Ukraine - Alors que les combats s'intensifient dans les environs de la ville de Debaltsevo dans l'est de l'Ukraine, une vague croissante de civils fuient leur domicile, prenant le risque d'être atteints par un projectile perdu en route, et laissant souvent derrière eux des membres de la famille.

Le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a affirmé dimanche qu'environ 1000 résidants de Debaltsevo avaient quitté les lieux au cours des derniers jours. Plusieurs aboutissent dans un camp récréatif détenu par le gouvernement dans la ville de Sviatohirsk, où les bruits de l'artillerie sont remplacés par un silence précaire.

Les combats ont été particulièrement intenses dans la dernière semaine autour de la ville contrôlée par le gouvernement, où se trouve une voie ferroviaire stratégiquement importante ayant été presque entièrement encerclée par les forces rebelles. Une seule route demeure ouverte pour fuir les hostilités, et elle a fait l'objet de tirs d'artillerie.

Les séparatistes ont attaqué plusieurs villages autour de Debaltsevo, a indiqué le porte-parole du conseil de la sécurité de l'Ukraine, Vladimir Polevoi. Un journaliste de l'Associated Press a vu dimanche plus d'une dizaine de chars d'assaut et d'autres véhicules militaires, dont un lance-roquette, en direction de Debaltsevo, probablement pour prêter main forte aux troupes gouvernementales.

Un mois plutôt calme a pris fin, début janvier, lorsque les séparatistes ont tenté de s'emparer de territoires supplémentaires dans l'est du pays.

Le gouvernement ukrainien a affirmé dimanche que 13 soldats ukrainiens avaient été tués et 20 autres blessés en 24 heures de combat dans l'est.

Galina Maksimenko, 63 ans, et l'une de ses petites-filles, figurent parmi ceux qui ont quitté leur maison pour se rendre à Sviatohirsk.

Après un épisode de lourds bombardements, elle a relaté avoir plaidé auprès de l'épouse de son défunt fils pour amener ses deux filles à l'écart de Debaltsevo dans un autobus gouvernemental. Sa belle-fille a refusé, disant vouloir rester près de la tombe de son mari.

«Je l'ai suppliée, lui ai dit: 'Tu dois sauver les vivants. Tu ne peux pas ramener Andreï. Sauves-toi avec tes enfants», a relaté Mme Maksimenko, disant avoir plaidé en vain auprès de la jeune femme.

Les perspectives d'un accord pour faire cesser les combats semblaient encore plus minces à la suite de l'effondrement de négociations, samedi, à Minsk, au Bélarus.

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