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La liberté mondiale a perdu du terrain en 2014

28/01/2015 08:51 EST | Actualisé 30/03/2015 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
Alexander, 35, looks through a broken window of his flat, hit by Ukrainian Army Artillery, in the Voroshilovsky area, center of Donetsk, Ukraine. Sunday, Jan. 18, 2015. The separatist stronghold, Donetsk, was shaken by intense outgoing and incoming artillery fire as a bitter battle raged for control over the city's airport. Streets in the city, which was home to 1 million people before unrest erupted in spring, were completely deserted and the windows of apartments in the center rattled from incessant rocket and mortar fire. (AP Photo/Manu Brabo)

NEW YORK, États-Unis - La liberté mondiale a perdu beaucoup de terrain en 2014, démontre une étude rendue publique mercredi, et 2,6 milliards d'humains habitent maintenant des pays qui ne sont pas entièrement libres.

Cela représente 60 pour cent de toute la population de la planète.

Le rapport annuel de Freedom House, qui porte sur la liberté dans 195 pays et 15 territoires, indique que la liberté a perdu du terrain dans 61 pays en 2014, mais qu'elle en a gagné dans seulement 31.

L'étude précise que le terrorisme a eu un impact dévastateur au Moyen-Orient et en Afrique de l'Ouest, où des groupes ont massacré aussi bien les forces de l'ordre que les civils, pris des étrangers en otage et tué ou réduit en esclavage les membres de minorités religieuses.

La Syrie — où une guerre civile fait rage depuis quatre ans et où le groupe armé État islamique est plus puissant que jamais — compte parmi les pays les moins libres du monde. La Tunisie a toutefois pris du galon, après avoir organisé des élections libres en vertu d'une nouvelle Constitution, et est maintenant le seul pays arabe à passer au rang de «libre».

La région ukrainienne de la Crimée, qui a été annexée il y a près d'un an par la Russie, a été évaluée séparément et n'est pas considérée libre, puisque les Tartars et les autres qui se sont opposés à l'annexion ont été privés de leurs droits. Le document condamne le président russe Vladimir Poutine, pour sa répression de la dissidence et des homosexuels.

Aux États-Unis, l'étude évoque le rapport du Sénat américain sur les méthodes interrogatoires utilisées par la CIA et les manifestations qui ont éclaté après la mort des jeunes Noirs non armés aux mains de la police.

En Amérique latine, Freedom House condamne les arrestations massives de manifestants antigouvernementaux au Venezuela et la hausse du nombre de prisonniers politiques. Le Brésil et d'autres démocraties de la région sont critiqués pour leur silence. De même, le rapport déplore que des démocraties asiatiques comme l'Inde et l'Indonésie n'aient rien fait pour encourager la Thaïlande à rendre le pouvoir aux civils.

Freedom House note avec satisfaction les sanctions imposées à la Russie par l'Occident et les frappes de la coalition américaine contre le groupe État islamique.

L'organisation dénonce enfin que des leaders démocratiques rivalisent pour obtenir les faveurs de la Chine et que le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi soit considéré comme «un dirigeant solide et un partenaire dans la lutte au terrorisme», même si les deux pays répriment les droits civiques et politiques.

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