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Mexique: la population de papillons monarques bondit de 69 pour cent, indique le WWF

27/01/2015 11:18 EST | Actualisé 29/03/2015 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
FILE - In this Aug. 13, 2012 photo, a Monarch butterfly, the state butterfly of Vermont and Minnesota, perches on a tree branch in Montpelier, Vt. Scientists say the population of Monarch butterflies in Minnesota has crashed because of extreme weather in southern states. The butterflies migrate north from Mexico as the weather warms during the summer and leave by about mid-August. (AP Photo/Toby Talbot, File)

MEXICO - Le nombre de papillons monarques qui ont rejoint leur aire d'hivernage au Mexique a bondi de 69 pour cent par rapport au creux noté l'an dernier, a indiqué mardi le Fonds mondial pour la nature (WWF).

L'an dernier, les papillons ne recouvraient que 1,67 acre, soit la superficie la plus faible depuis que des données ont commencé à être compilées en 1993.

Cette année, ils couvrent 2,79 acres, d'après des chiffres compilés par les responsables mexicains de l'environnement et dévoilés mardi.

Le directeur du WWF au Mexique, Omar Vidal, a dit que si ces données représentent une bonne nouvelle, la superficie demeure malgré tout très, très modeste. Il a rappelé que la superficie mesurée cette année est la deuxième plus petite constatée en 22 ans.

Les monarques occupaient, en 1996, quelque 44,5 acres dans les montagnes à l'ouest de Mexico.

L'entomologiste Lincoln Brower a prévenu que toute superficie inférieure à 4,1 acres signifie que les papillons sont toujours en péril. Une population couvrant entre 9 et 12 acres témoignerait d'un rebond important, a-t-il ajouté.

Les papillons orangés et noirs souffrent d'une perte de l'habitat d'asclépiade aux États-Unis, de la déforestation illégale au Mexique et des changements climatiques.

Les papillons migrent chaque année du Canada vers le Mexique pour passer l'hiver dans les mêmes forêts de pins et de sapins.

Cette migration demeure toutefois empreinte de mystère. Il s'agit d'un trait hérité, puisqu'aucun insecte ne survit assez longtemps pour faire l'aller-retour.

On ne sait pas exactement comment les papillons retrouvent leur chemin, mais certains experts croient qu'ils suivent une trace chimique laissée par leurs prédécesseurs. Si leur population est trop réduite, cette trace chimique pourrait devenir trop ténue pour être suivie.

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