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Tsipras va négocier avec les créanciers une «nouvelle solution viable»

25/01/2015 05:37 EST | Actualisé 25/01/2015 05:38 EST
ASSOCIATED PRESS
A supporter of Alexis Tsipras leader of Syriza left-wing party holds the Greek flag during a rally outside Athens University Headquarters, Sunday, Jan. 25, 2015. A triumphant Alexis Tsipras told Greeks that his radical left Syriza party's win in Sunday's early general election meant an end to austerity and humiliation and that the country's regular and often fraught debt inspections were a thing of the past. "Today the Greek people have made history. Hope has made history," Tsipras said in his victory speech at a conference hall in central Athens. (AP Photo/Lefteris Pitarakis)

Alexis Tsipras, le dirigeant de la gauche grecque Syriza victorieuse aux législatives de dimanche, a déclaré vouloir "négocier" avec les créanciers du pays une "nouvelle solution viable qui bénéficie à tous".

"Le nouveau gouvernement sera prêt à collaborer et négocier pour la première fois avec nos partenaires une solution juste, viable, durable, qui bénéficie à tous", a déclaré M. Tsipras.

Il a affirmé qu'il n'y aurait pas "d'affrontement" et que la Grèce "décevra tous les Cassandre à l'intérieur et l'extérieur du pays", qui misaient sur un échec.

"La Grèce avance avec optimisme dans une Europe qui change", a lancé Alexis Tsipras devant une foule des milliers des personnes brandissant des drapeaux rouges.

Selon le Syriza, plus de 8.000 personnes se sont rassemblés devant l'Université dans le centre d'Athènes pour assister au premier discours d'Alexis Tsipras.

"Nous sommes conscients que les Grecs ne nous ont pas donné un chèque en blanc (...) nous avons devant nous une occasion importante pour la Grèce et l'Europe", a-t-il dit.

Sur le plan des négociations cruciales avec les créanciers du pays, UE et FMI, le chef du Syriza a indiqué que "le nouveau gouvernement grec serait prêt à procéder à un dialogue sincère" et à soumettre "un plan national et un plan sur la dette".

Parmi ses principaux points, le programme économique du Syriza comprend la fin des mesures d'austérité et la renégociation de l'énorme dette publique du pays, à 175% du Produit intérieur brut.

"Aujourd'hui il n'y a ni vainqueurs ni vaincus. Notre priorité est de faire face aux blessures de la crise, rendre justice, faire une rupture avec les oligarques, l'establishment et la corruption", a affirmé Alexis Tsipras.

La Grèce attend le déblocage de la dernière tranche de prêts accordés au pays d'ici fin février mais à condition que le pays respecte ses engagements vis-à-vis ses créanciers sur la poursuite des réformes. Depuis 2010 la "troïka des créanciers s'est engagée à accorder quelque 240 milliards d'euros de prêts à la Grèce.

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