POLITIQUE

Les missions à l'étranger ne sont pas des «foires d'annonces», estime Philippe Couillard

23/01/2015 11:33 EST | Actualisé 25/03/2015 05:12 EDT
PC

DAVOS, Suisse - Les missions économiques à l'étranger ne sont pas des «foires d'annonces», a dit le premier ministre Philippe Couillard, vendredi, en dressant le bilan de sa première participation au Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

«On a créé au Québec (des attentes), a-t-il analysé, en point de presse. Je n'ai pas l'intention, ni cette année, ni l'année prochaine, de forcer pour que l'on ait une photo d'annonce (...) ici.»

Si le premier ministre a conclu quelques partenariats à travers les multiples rencontres tenues lors de ses passages au Royaume-Uni et en Belgique, son séjour en Suisse s'est terminé sans aucune annonce.

Cela n'a pas empêché M. Couillard, flanqué de son ministre de l'Économie, des Exportations et de l'Innovation, Jacques Daoust — qui en était à sa huitième participation au Forum économique mondial — d'estimer qu'il avait «bien semé» et qu'il allait «bien récolter» au cours des mois à venir.

Il a du même coup balayé du revers de la main les comparaisons avec le passage de la chef péquiste Pauline Marois en Suisse l'an dernier, qui avait entre autres annoncé l’arrivée de la multinationale espagnole FerroAtlàntica au Québec.

«Ces annonces-là (ont été faites) dans un contexte, rappelons-le, préélectoral, a martelé M. Couillard. Ce n'est pas à dédaigner. Beaucoup de ces choses-là avaient été préparées d'avance ou même retardées intentionnellement.»

En plus de FerroAtlàntica, le gouvernement péquiste avait annoncé l’expansion du producteur de jeux vidéo Ubisoft à Québec, l’ouverture d’un bureau du fonds de capital de risque technologique White Star Capital et l’implantation à Montréal d’un studio de production d’effets visuels par la firme anglaise Cinesite.

M. Daoust a quant à lui estimé que de retenir certaines annonces afin de les dévoiler en mission à l'extérieur de la province était un manque de considération pour certains intervenants locaux qui mettent l'épaule à la roue pour attirer des entreprises au Québec.

«Il y a des gens qui travaillent beaucoup plus fort que le décideur, a-t-il observé. Il y a des maires et des organisations qui nous aident et là, on arrive à l'extérieur, et les représentants locaux ne sont pas là.»

En plus des nombreux ateliers auxquels ils ont participé, MM Couillard et Daoust ont affirmé avoir pris part à quelque 20 rencontres. Ces événements n'étaient toutefois pas accessibles pour les journalistes sur place.

Le premier ministre n'a pas voulu dévoilé les noms d'intervenants et d'entreprises rencontrés, mais il a affirmé que les sujets de discussions avaient tourné autour des «atouts» du Québec, comme l'hydroélectricité, les technologies de l'information, les métaux et le Plan Nord.

M. Couillard a également rencontré le ministre des Affaires étrangères, John Baird, ainsi que son collègue des Finances, Joe Oliver, qui faisaient partie des cinq ministres de la délégation canadienne envoyés en Suisse.

Le 45e Forum économique mondial de Davos, qui se déroulait sous le thème «le nouveau contexte global», devait attirer — selon les organisateurs — près de 2500 participants, dont 300 chefs d'État et ministres. La chancelière allemande Angela Merkel ainsi que le président français François Hollande ont notamment prononcé des allocutions.

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