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La baisse du dollar fait grimper les coûts d'un retour des Nordiques

23/01/2015 06:31 EST | Actualisé 23/01/2015 06:31 EST
Radio-Canada

Les coûts estimés pour le retour d'une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) à Québec ont grimpé en flèche avec la chute du huard qui a atteint son plus bas niveau depuis 2009. La situation devrait toutefois être de courte durée, selon plusieurs économistes.

La chute du dollar, qui a clôturé jeudi à 80,62 cents US, n'est pas une bonne nouvelle dans l'éventualité d'un retour d'une équipe professionnelle à Québec, croit l'économiste en chef de l'Industrielle Alliance, Clément Gignac. « On rajoute une taxe de 20 % sur vos coûts d'opérations, souligne-t-il. Ça rend l'opération un peu plus difficile. »

Selon le magazine Forbes, la valeur moyenne d'une équipe de la LNH s'élève à 490 millions de dollars US. Avec un taux de change à 81 cents, une franchise en devise canadienne coûterait 605 millions de dollars. Avec un taux de change à 90 cents, le prix chute de 61 millions. Le coût d'une franchise s'élèverait alors à environ 544 millions de dollars canadiens.

Cet écart entre le dollar canadien et américain toucherait également les salaires des joueurs, qui sont payés en dollars américains.

Les artistes internationaux qui se produiront dans l'amphithéâtre et qui sont représentés par des agences américaines négocient également en devises américaines.

Une situation temporaire

Des économistes s'entendent néanmoins pour dire que la situation devrait être temporaire. « On pense que c'est une situation qui va durer quelques mois. C'est vraiment le crash du prix du pétrole qui fait en sorte que temporairement on a une devise plus faible », affirme l'économiste en chef du Mouvement Desjardins, François Dupuis.

Clément Gignac ne croit pas que l'on revivra une baisse aussi importante que dans les années 90. « Il n'y a personne qui parle de 65 sous ou de 70 sous comme au moment où on a perdu l'équipe de hockey », dit-il.

Même si le projet coûte plus cher, le PDG de l'Institut de développement du Québec, Mario Lefebvre, ne croit pas que la Ville et Québecor feront marche arrière. « Oui, c'est un prix plus élevé, mais vous avez fait un grand pas avec l'amphithéâtre. Si on arrête maintenant, on va occuper l'amphithéâtre comment ? », soulève M. Lefebvre

Le maire Régis Labeaume dit ne pas être inquiet de la situation. Il a brièvement commenté qu'il ne pensait pas que la baisse du dollar aurait des impacts sur un éventuel retour d'une équipe de la LNH à Québec.

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