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Canada Reads 2015: Kim Thúy et Jocelyne Saucier finalistes

21/01/2015 09:34 EST | Actualisé 21/01/2015 09:34 EST
Radio-Canada

Deux des cinq livres finalistes de Canada Reads 2015 ont été écrits par des auteures québécoises: Ru, de Kim Thúy, et Il pleuvait des oiseaux (And the birds rained down), de Jocelyne Saucier.

Il s'agit d'une première pour Canada Reads, une joute littéraire radiophonique diffusée sur les ondes de CBC qui voit chaque année s'affronter cinq personnalités venues défendre un de leurs livres coups de cœur et qui a inspiré son équivalent francophone, le Combat des livres.

Ru (Libre Expression) est un récit d'exil et d'enracinement inspiré de la propre histoire de l'auteure d'origine vietnamienne Kim Thúy.

Le livre a connu immédiatement un succès médiatique international et a reçu de nombreux prix, dont le Prix du gouverneur général en 2010. La traduction anglaise est signée Sheila Fischman. Il sera défendu par Cameron Bailey, qui dirige le TIFF, le festival international du film de Toronto.

Il pleuvait de oiseaux (XYZ) raconte l'amitié improbable entre une photographe enquêtant sur les Grands Feux qui ont ravagé le nord de l'Ontario au début du 20e siècle et un groupe d'octogénaires réfugiés dans la forêt.

Avec ce livre, Jocelyne Saucier, une Néo-Brunswickoise d'origine installée de longue date en Abitibi, a remporté, entre autres, le prix Ringuet, le prix France-Québec, le Prix des lecteurs Radio-Canada, une victoire au Combat des livres, et le Prix littéraire des collégiens.

Le livre a également remporté le Prix des cinq continents de la Francophonie 2011, ce qui fait de son auteure la première Québécoise à recevoir ce prix.

Il a été traduit en anglais par Rhonda Mullins et sera défendu par la chanteuse Martha Wainwright.

« L'effet Canada Reads » sur les ventes

La diffusion des débats a un effet significatif sur les ventes des auteurs en lice. En 2010, c'est un auteur québécois, Nicolas Dickner, qui avait remporté Canada Reads pour son roman Nikolski, défendu par l'auteur et éditeur Michel Vézina.

Selon son éditrice, Marion Garner, de Random House of Canada, 3000 exemplaires de Nikolski en anglais avaient été imprimés initialement. Depuis, le chiffre a grimpé à 45 000 exemplaires.

Une belle façon, pour les oeuvres d'auteurs québécois et canadiens d'expression française, de partir à la conquête du marché anglophone.

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