DIVERTISSEMENT

Troisième saison de «19-2» : encore très troublant (PHOTOS)

20/01/2015 09:54 EST | Actualisé 20/01/2015 09:54 EST
Radio-Canada

Gorge nouée, pâleur, bouche ouverte de stupéfaction, malaise qui perdure quelques minutes : ce sont là quelques-uns des symptômes que vous pourriez ressentir à la fin du deuxième épisode de 19-2, dont la troisième saison s’ouvrira mercredi prochain, le 28 janvier, à 21h, à Radio-Canada.

La série télévisée «19-2»

Troisième saison qui est, pour l’instant, présentée comme la dernière de la série puisque, lorsqu’elle se terminera, l’intrigue amorcée au tout début, en 2011, reliant l’assaut contre Harvey (Vincent Graton) - que Nick Berrof (Réal Bossé) se repasse constamment en tête -, la recherche de la taupe et le suicide du sergent Julien Houle (Sylvain Marcel), sera entièrement dénouée. Pourrait-il y avoir un sursaut d’enthousiasme de la part de l’équipe de production et une éventuelle possibilité de prolonger la saga 19-2, si les cotes d’écoute sont satisfaisantes? Ce qu’on souhaite grandement, soit dit en passant, parce que le produit est, encore une fois, d’une très, très grande qualité, bien égale à celle des Beaux malaises de Martin Matte, qui l’affronteront, le mercredi, à 21h. En 2013, 1 541 000 téléspectateurs avaient suivi les difficiles péripéties de Nick Berrof et Ben Chartier (Claude Legault).

«Il ne faut jamais dire jamais», a prudemment admis la productrice Sophie Pellerin, de Sphère Média Plus, qui, avec ses collègues Jocelyn Deschênes et Luc Châtelain, d’Écho Média, chapeaute un groupe chevronné, formé notamment des auteurs Danielle Dansereau et Martin Forget (avec qui ont collaboré à l’écriture Réal Bossé et Claude Legault), du script-éditeur François Avard et du réalisateur Podz, qui se surpasse encore une fois avec ses images léchées, soignées, sombres, claires, floues, silencieuses, bruyantes, qui traduisent toujours à perfection l’état psychologique de nos héros. Mais aucun nouveau synopsis n’est en développement présentement.

Taire la vérité

Maintenant, revenons à cette émotion puissante, dense, palpable, qui porte les deux premières heures de cet ultime chapitre de 19-2. Montrées aux journalistes mardi matin, celles-ci ne laissent pas anticiper un destin très joyeux pour le duo de flics le plus apprécié de la province. En fait, il y a peut-être de l’espoir pour Chartier, qui vit enfin une belle romance avec sa Amélie (Magalie Lépine-Blondeau). Mais on ne sait pas encore si les événements continueront de tourner en sa faveur au fil des semaines. Berrof, lui, s’enfoncera de plus en plus creux dans ses démons. Ses rancunes passées et présentes l’obsèdent plus que jamais, il a soif de justice et on finira peut-être par se demander s’il a encore tous ses esprits.

Aucune fusillade sanglante, comme celle qui avait lancé l’an deux de 19-2, ne se déroulera sous nos yeux cet hiver. Or, les premiers soubresauts qui secouent le poste 19 sont presque aussi troublants que la tuerie qui a marqué les annales de notre télévision, et vous toucheront droit au cœur. En premier lieu, un adorable bambin de cinq ans est enlevé, et toute l’escouade part aux trousses du kidnappeur. Podz mérite des éloges sincères pour sa mise en scène des réactions affolées de la mère monoparentale (bouleversante Marilyn Castonguay). Son désarroi ébranlera à coup sûr même les plus insensibles. Plus tard, un accident de travail dans une usine de recyclage en fera frissonner plusieurs. Petite note en passant, non, on n’a pas voulu ici faire la promotion de la CSST, dont Claude Legault est ambassadeur, a assuré Podz.

L’enjeu principal de ces dix épisodes demeurera, bien sûr, la mort de Julien Houle, qui cause toute une commotion, étant donné que l’homme s’est enlevé la vie en uniforme, à l’aide de son arme de service. Ses collègues sont à fleur de peau. Berrof, Chartier, Tyler (Benz Antoine), Bérangère (Véronique Beaudet), Audrey (Catherine Bérubé), Jean-Marc (Louis-Philippe Dandenault), Vincent (Fred-Éric Salvail), Valérie (Marie-Évelyne Lessard) et les autres n’entendront plus son rituel «Faites attention à vous autres», en début de journée, et en sont chagrinés. Marcel Gendron (Jean Petitclerc) voit en Chartier un remplaçant potentiel de Houle. Notre patrouilleur au grand cœur acceptera-t-il d’abandonner sa voiture et son fidèle partenaire pour endosser le titre de sergent? On ne vous le dévoilera pas ici. Ce qu’on peut révéler, toutefois, c’est que Berrof et lui sont bien déterminés à taire tout ce qu’ils savent dans le dossier Houle, et ce, malgré l’enquête spéciale de la Sûreté du Québec qui se joue dans leurs bureaux.

Par ailleurs, le commandant Gendron se fait du mauvais sang pour sa fille, Sandrine (Léa Roy), qui est sur une très mauvaise pente. Berrof vit un peu la même chose avec son garçon, Théo (Robert Naylor), qui est en attente de procès pour avoir fait circuler de la drogue. L’adolescent est encore exaspéré par les mésententes entre son père et sa mère, Isabelle (Julie Perreault), qui vient d’être promue lieutenant-détective à l’antigang.

Se rafraîchir la mémoire

Radio-Canada rediffusera mercredi, 21 janvier, le dernier épisode de la dernière saison de 19-2. Un conseil : ne le ratez pas. Car, si la mémoire vous fait défaut, vous pourriez avoir du mal à vous situer dans l’action et à reconnaître certains personnages ou éléments du casse-tête. Par contre, les premières minutes ne sont pas trop dépaysantes, étant donné qu’on reprend exactement à la scène du quai, quand Houle pose son geste fatal.

Podz a défini cette troisième tranche de 19-2 non pas comme la plus dure ou crue de toutes, mais comme la plus profonde, celle où les protagonistes n’auront d’autre choix que de se confronter eux-mêmes. «Il y aura beaucoup de revirements», ont prévenu tous les artisans, mardi.

19-2, mercredi, à 21h, dès le 28 janvier, à Radio-Canada. Rediffusion du dernier épisode de la deuxième saison mercredi, le 21 janvier, à 21h.

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST

5 séries québécoises à surveiller