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Confinés et évacués près des frères Kouachi, ils devront rattraper les heures de travail

20/01/2015 06:29 EST | Actualisé 20/01/2015 06:35 EST
Marc Piasecki via Getty Images
PARIS, FRANCE - JANUARY 09: Officers of the french Special Police Forces looks for the suspects linked to the 'Charlie Hebdo' attack near Dammartin-en-Goelle on January 9, 2015 in Paris, France. A huge manhunt for the two suspected gunmen in wednesday's deadly attack on french satirical newspaper 'Charlie Hebdo' has entered its third day (Photo by Marc Piasecki/Getty Images)

Seules quelques dizaines de mètres séparent les locaux de Aldi Marché de l'imprimerie C.t.d de Dammartin-en-Goële où les frères Kouachi, auteurs de la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo, s'étaient retranchés vendredi 10 janvier.

Confinés dans leurs locaux une bonne partie de la journée puis évacués par les forces de l'ordre en milieu d'après-midi, les salariés qui approvisionnent les magasins Aldi d'Ile-de-France se sont vu retirer ces heures de travail non effectuées, indique Le Parisien mardi 20 janvier. Ils devront les rattraper.

"Je suis scandalisée, s'emporte Laurence Moissard, déléguée du personnel CFTC, citée par le quotidien (article réservé aux abonnés). On quitte les lieux par mesure de sécurité et on nous retire le temps en dessous des sept heures ! Il aurait fallu que l'on dise au GIGN : 'Attendez, on ne peut pas partir tout de suite, on n'a pas fait nos sept heures !'".

Quant aux quatre salariés qui n'ont pas pu accéder aux locaux après le bouclage du périmètre, "on leur a carrément enlevé leurs sept heures du compteur", indique la déléguée du personnel.

"Aucune réduction de salaire n'est envisagée", répond le gérant d'Aldi Marché, affirmant par ailleurs que les salariés ayant connu une journée plus longue que d'habitude (arrivés à 4 heures du matin et partis vers 16h30 lors de l'évacuation) verront leur compteur d'heures travaillées crédité.

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