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Richard Henry Bain obtient une dernière chance de se trouver un avocat (VIDÉO)

19/01/2015 12:14 EST

MONTRÉAL - Richard Bain, l'auteur présumé de l'attentat commis au Metropolis le soir de l'élection du 4 septembre 2012, a obtenu une dernière chance de se trouver un avocat avant la tenue de son procès, qui devait s'ouvrir ce lundi.

Le juge Guy Cournoyer a ordonné la tenue d'une évaluation psychiatrique de 30 jours de Bain, et il a à nouveau invité avec insistance l'accusé à se trouver un avocat pour le défendre. Richard Bain, qui a été représenté par une succession d'avocats qui ont tous abandonné la cause en cours de route, a soutenu qu'il se cherchait toujours quelqu'un pour le défendre.

Le procureur de la Couronne au dossier, Me Dennis Galiatsatos, a reconnu que la Cour était toutefois impuissante quant à la suite des choses en telle matière.

«C'est vraiment sous le contrôle de M. Bain à ce stade-ci et nous attendons de voir quelles démarches il fera et quel en sera le résultat», a-t-il indiqué, tout en précisant que son plan de match demeurait, lui, inchangé.

«Ça ne m'inquiète pas. C'est sûr, comme le juge l'a dit, que c'est toujours l'idéal d'avoir un avocat, alors nous apprendrons à la prochaine date si M. Bain a un avocat ou pas. Qu'il en ait ou qu'il n'en ait pas un, la Couronne sera prête», a affirmé Me Galiatsatos.

Les délais ne cessent de s'accumuler dans cette cause, qui a été reportée au 20 février en raison de l'évaluation psychiatrique.

Le juge Cournoyer a d'ailleurs signifié à l'accusé qu'il souhaitait fixer une date de procès rapidement.

«À un certain moment, une décision visant à fixer une date de procès devra être prise, a dit le juge à l'accusé. Cette situation ne peut se poursuivre indéfiniment.»

Le magistrat a notamment fait savoir à Richard Bain que le juge coordonnateur qui s'occupe du calendrier déjà surchargé de la Cour en était déjà à donner des dates en 2017.

Du côté de la Couronne, la possibilité d'un délai de cette ampleur n'a pas semblé ébranler Me Galiatsatos outre mesure.

«L'agenda judiciaire n'est pas quelque chose qui m'intéresse. Je vais m'ajuster, mais ce n'est pas l'agenda judiciaire qui va dicter la position de la Couronne», a-t-il tranché.

Richard Bain est notamment accusé du meurtre prémédité du technicien Denis Blanchette et de deux tentatives de meurtre, dont celle d'un autre technicien, David Courage, qui avait été gravement blessé par balles le soir de l'attentat. L'autre tentative de meurtre a été commise à l'endroit d'un policier vers qui l'accusé aurait pointé son arme, mais celle-ci s'était enrayée.

L'attentat est survenu alors que la première ministre Pauline Marois, nouvellement élue, prononçait son discours de victoire sur la scène du Metropolis.

Denis Blanchette et David Courage avaient été atteints de projectiles d'arme à feu alors qu'ils se trouvaient près d'une porte à l'arrière de la salle.