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Prisons: Peut-on isoler les détenus extrémistes? (VIDÉO)

15/01/2015 08:24 EST | Actualisé 15/01/2015 10:53 EST

Épreuve des faits - Le ministère de la Sécurité publique peut-il légalement isoler les prisonniers radicalisés et condamnés pour terrorisme pour éviter « la propagation de l'extrémisme » en prison?

Un texte de Caroline Belley

Vérification faite : oui. Mais l'adoption de telles mesures dans les pénitenciers fédéraux pourrait-elle être considérée comme de la discrimination sur la base de motifs religieux? Et y a-t-il assez de cellules et de gardiens pour séparer ainsi les détenus?

La sélection des individus à isoler des autres détenus ne devra pas se faire en fonction des croyances religieuses ou politiques, mais uniquement sur la preuve du danger que représente le détenu.

Le Syndicat des agents des services correctionnels et les juristes consultés s'expliquent mal la démarche du ministre Blaney, puisqu'il est actuellement possible de confiner des détenus en fonction de leur dangerosité.

Si les mesures qui seront adoptées visent à isoler ou à confiner un détenu pour des motifs religieux, cela ira à l'encontre de la Charte canadienne des droits et libertés. Les risques de profilage sont grands. Il faudra s'abstenir d'induire que les musulmans pratiquants sont des êtres violents que l'on doit isoler des autres prisonniers.

On ne pourrait pas non plus garder les détenus en confinement jusqu'à la fin de leur peine Si un prisonnier a un comportement irréprochable, son niveau de sécurité doit être abaissé.

De plus, isoler davantage de détenus sera difficile dans certains pénitenciers. En 2014, le vérificateur général du Canada dévoilait que la moitié des 57 pénitenciers fédéraux étaient déjà au maximum de la capacité carcérale.

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