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La police avait l'oeil sur trois jeunes Albertains qui seraient morts en Syrie

15/01/2015 10:02 EST | Actualisé 15/01/2015 10:03 EST
Courtoisie

Trois jeunes Albertains qui auraient quitté le Canada pour rejoindre les rangs du groupe armé État islamique (ÉI) en Syrie étaient dans la mire des enquêteurs avant leur mort, selon le Service de police d'Edmonton.

Les policiers savaient que les trois cousins étaient partis à l'étranger, mais ils ne disposaient pas d'autres informations, selon le chef adjoint de la police Brian Simpson. Ils évaluaient que les jeunes hommes étaient des voyageurs "à risque élevé".

Le service de police avait alors alerté la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui a le mandat d'enquêter sur les activités terroristes et extrémistes.

Selon le père d'un des jeunes hommes qui s'est confié à la CBC, les suspects ont été radicalisés à Edmonton. Ahmed Hirsi a affirmé que son fils, Mahad, âgé de 20 ans, et ses deux cousins Hamsa et Hersi Kariye avaient perdu la vie après s'être enrôlés dans le groupe extrémiste ÉI. M. Simpson n'a pas confirmé les noms des jeunes hommes.

M. Hirsi a indiqué que Mahad était déménagé de Toronto à Edmonton en 2010 pour vivre avec sa tante. Il avait commencé à fréquenter la mosquée de son quartier, avant d'emménager avec ses cousins.

D'autres membres de la famille ont rapporté que les jeunes hommes s'étaient d'abord rendus en Égypte pour approfondir leur éducation religieuse.

M. Simpson a ajouté que d'autres enquêtes concernant des jeunes radicalisés étaient en cours dans la ville et partout au Canada.

"Nous avons eu deux attaques au pays. Nous avons vu ce qui est arrivé en France et en Australie récemment. Alors nous devons être attentifs", a-t-il souligné. M. Simpson veut toutefois éviter de créer de la "paranoïa" au Canada.

Le policier a aussi commenté la sortie de son patron, le chef de la police d'Edmonton, dans le quotidien National Post. Rod Knecht avait dévoilé que le tireur d'Ottawa, Michael Zehaf Bibeau, avait travaillé dans l'industrie pétrolière, tout en soulignant que le secteur permettait aux travailleurs de récolter des montants importants d'argent en peu de temps.

"Le Service de police d'Edmonton ne dit pas que Fort McMurray est un foyer pour les extrémistes ou les terroristes (...) Néanmoins, l'économie de Fort McMurray facilite le financement rapide de telles activités comme cela a été le cas pour le tireur d'Ottawa", a voulu préciser M. Simpson.

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