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Indemnisations pour les trottoirs verglacés à Montréal (VIDÉO)

14/01/2015 06:29 EST | Actualisé 14/01/2015 06:47 EST

Chaque année, la Ville de Montréal reçoit des dizaines de réclamations et de poursuites pour une chute sur un trottoir glacé. Depuis trois ans, c'est près d'un demi-million de dollars qui a été versé par la Ville à des accidentés de la glace, selon des documents obtenus par Radio-Canada.

Un texte de Louis-Philippe Ouimet

Le maire de Montréal Denis Coderre était en colère parce que la Ville a reçu des milliers de plaintes concernant l'entretien des rues après la tempête survenue au début de l'année. Il y a fort à parier que plusieurs accidentés des trottoirs glacés feront une réclamation ou intenteront une poursuite comme tant d'autres l'ont fait ces dernières années.

Pour faire une réclamation, il suffit de se rendre au bureau d'arrondissement ou de remplir un formulaire disponible sur le site Internet de la Ville.

Depuis les trois dernières années, la ville a reçu 348 réclamations à la suite d'une chute sur un trottoir glacé. Mais la minorité, soit 34, a été acceptée.

« C'est un expert en sinistre qui va évaluer votre réclamation », explique Jacques-Alain Lavallée, porte-parole pour la Ville de Montréal. « Ce que la Loi des cités et villes nous dit, c'est qu'il faut qu'il y ait un dommage et qu'il y ait une faute. Il faut qu'il y ait un lien entre les deux », ajoute-t-il.

Si votre réclamation est rejetée par la Ville, il y a une autre option : le recours civil.

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Un total de 79 nouvelles poursuites ont été intentées depuis trois ans contre la Ville à la suite d'une chute sur un trottoir glacé. Pendant cette même période, près de 30 recours ont été réglés en faveur du citoyen.

Une longue attente

Marie-Anne Schwab, une résidente du quartier Notre-Dame-de-Grâce, fait partie du lot. Le 24 décembre 2007, elle chute, avenue Monkland. Mais ce n'est que plusieurs années plus tard qu'elle a pu faire valoir son dossier en cour.

« Je pensais qu'ils m'avaient oublié. Mais ça m'a donné le temps de préparer mon dossier. Tout le monde m'avait dit qu'on ne gagne jamais contre la Ville. »

— Marie-Anne Schwab, résidente du quartier Notre-Dame-de-Grâce

Marie-Anne Schwab a eu gain de cause sept ans après sa chute. En avril 2014, un jugement a forcé la Ville a lui payer 7000 $. Mais dans toute cette histoire, elle a beaucoup perdu. « J'ai encore de la douleur, c'est que j'ai encore des vis et une plaque à la cheville. »

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