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L'État palestinien se joindra à la Cour pénale internationale, dit le président

31/12/2014 12:19 EST | Actualisé 02/03/2015 05:12 EST
Anadolu Agency via Getty Images
ALGIERS, ALGERIA - DECEMBER 23: Palestinian President Mahmoud Abbas holds a press conference in Algiers, Algeria on December 23, 2014. (Photo by Bechir Ramzy/Anadolu Agency/Getty Images)

RAMALLAH, Territoire palestinien - Le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé mercredi que l'État palestinien s'était joint à la Cour pénale internationale (CPI)—ce qui pourrait lui permettre déposer des accusations de crime de guerre contre Israël.

La nouvelle survient un jour après que le Conseil de sécurité des Nations unies eût rejeté une résolution palestinienne qui demandait la fin de l'occupation israélienne d'ici trois ans.

Il a justifié sa décision par le fait que la Conseil de sécurité les avait «déçus» et que les Palestiniens devaient pouvoir se plaindre contre cette «agression».

Le président Abbas a subi de nombreuses pressions pour sévir contre Israël de la part de ses concitoyens, après la guerre estivale à Gaza et l'échec des négociations de paix, notamment. Ce rejet de la résolution le forçait d'autant plus à agir.

La nouvelle a suscité la colère du président israélien Benyamin Néthanyahou, qui a réagi dans un communiqué publié mercredi. Il a plaidé que seul l'État palestinien, qui s'est allié au groupe extrémiste le Hamas, devrait craindre un jugement de la Cour pénale internationale.

Israël répondra avec des mesures de rétorsion, a-t-il ajouté, ne précisant pas toutefois les moyens qui seront utilisés. Selon M. Néthanyahou, l'armée israélienne a une «morale» intacte.

Le département d'État des États-Unis a lui aussi accueilli froidement la nouvelle.

«(Cette décision) est contre-productive et n'aide en rien aux aspirations des Palestiniens qui voudraient avoir un État souverain et indépendant», a affirmé le porte-parole Edgar Vasquez, par voie de communiqué.

M. Vasquez a ajouté que ce geste des Palestiniens allait empoisonner leurs relations avec les Israéliens, avec qui ils doivent pourtant négocier pour arriver à une résolution du conflit.

Mahmoud Abbas avait averti que si la résolution échouait, il allait tenter d'adhérer à d'autres organismes internationaux pour accroître la pression sur Israël.

Après l'échec de plusieurs années de négociation avec Israël, les Palestiniens, désillusionnés, se retournent désormais vers d'autres institutions pour arriver à la création d'un État indépendant.

En 2012, l'État palestinien s'est fait reconnaître le statut d'observateur à l'Assemblée générale des Nations unies. Une victoire importante qui lui a donné la possibilité de se joindre à plusieurs traités internationaux.

Israël croit plutôt que la résolution du conflit passe par la négociation.

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