NOUVELLES

Affaire Luka Rocco Magnotta : la chronologie des événements

23/12/2014 02:18 EST | Actualisé 22/02/2015 05:12 EST
AP
In this photo provided by Montreal Police, Luka Rocco Magnotta is taken by police from a Canadian military plane to a waiting van on Monday, June 18, 2012, in Mirabel, Quebec. Magnotta, the suspect in the killing and dismemberment of a Chinese student, returned to Canada via military transport from Germany, where he was arrested this month. (AP Photo/Montreal Police)

MONTRÉAL - Luka Rocco Magnotta a été reconnu coupable mardi du meurtre prémédité de l'étudiant chinois Jun Lin et de quatre autres chefs d'accusation. Voici une chronologie de toute l'affaire:

Juillet 2011: le jeune Chinois Jun Lin arrive à Montréal pour étudier l'informatique à l'université Concordia.

2012

24 mai: Jun Lin est vu pour la dernière fois par des amis.

26 mai: un avocat du Montana, Roger Renville, voit sur Internet ce qu'il croit être un film de meurtre en direct, dans lequel un homme ligoté est poignardé à mort puis démembré.

LIRE AUSSI:

Magnotta coupable: le système de justice reçoit des éloges

La twittosphère explose à la suite de l'annonce du verdict (PHOTOS/ TWITTER)

Luka Rocco Magnotta: le portrait du «dépeceur de Montréal»

Arrestation de Luka Rocco Magnotta: la chronologie des événements (VIDÉOS/PHOTOS)

Luka Rocco Magnotta, l'itinéraire tortueux d'un «Ange» déchu

«Basic Instinct», un film « fondamental » dans l'histoire de Magnotta

«J'aime bien Magnotta. Il est gentil.»

27 mai: Me Renville prévient les autorités américaines et canadiennes, mais les policiers jugent qu'il s'agit d'une mise en scène.

29 mai: la police montréalaise (SPVM) est appelée à un immeuble de logements de Côte-des-Neiges après la découverte, par le concierge, d'un torse humain dans une valise jetée aux ordures dans la ruelle. Le même jour, un pied humain est découvert dans un colis posté au bureau national du Parti conservateur à Ottawa, puis une main humaine dans un autre colis intercepté dans un centre de tri de Postes Canada et destiné au Parti libéral du Canada. Des amis de Jun Lin signalent sa disparition aux autorités.

30 mai: le SPVM identifie Luka Rocco Magnotta comme principal suspect et émet un mandat d'arrestation national. Interpol l'ajoute à sa liste de personnes recherchées, mettant les forces policières de 190 pays sur le coup. Le SPVM trouve la vidéo sur Internet et tente vainement de la faire retirer.

1er juin: le SPVM confirme que le torse découvert dans une valise est celui de Jun Lin, un étudiant chinois de 33 ans. Le mandat d'arrestation émis contre Magnotta inclut dorénavant l'accusation de meurtre prémédité. Il sera aussi accusé d'avoir menacé le premier ministre Stephen Harper, en raison de l'envoi postal du pied humain au Parti conservateur.

2 juin: la police française mène des «recherches ciblées».

3 juin: des médias français rapportent que Magnotta a séjourné dans un hôtel modeste à Paris, et que la police vérifie des informations selon lesquelles deux personnes l'auraient vu. L'ambassade chinoise à Ottawa avise ses ressortissants d'être prudents lors de leurs déplacements au Canada.

4 juin: reconnu par un citoyen, Magnotta est arrêté, sans offrir de résistance, par des policiers allemands dans un cybercafé de Berlin. Il devra faire face au Canada à des accusations de meurtre prémédité, d'outrage à un cadavre, d'utilisation de la poste pour envoyer du matériel obscène, et de harcèlement criminel (du premier ministre Harper et de plusieurs députés fédéraux non identifiés).

5 juin: l'autre main et l'autre pied de Jun Lin sont découverts dans des colis postés à deux écoles de Vancouver. À Berlin, Magnotta annonce qu'il ne contestera pas son extradition. La famille de Jun Lin arrive à Montréal.

18 juin: Magnotta arrive à Mirabel en soirée, à bord d'un avion militaire canadien, sous forte escorte policière, selon des images fournies par le SPVM.

19 juin: Magnotta plaide non coupable, par vidéoconférence, à cinq accusations formelles: meurtre prémédité, outrage à un cadavre, production et distribution de matériel obscène, utilisation de la poste pour envoyer du matériel obscène, et harcèlement criminel.

21 juin: Magnotta comparaît pour la première fois en personne lors d'une audience pour déterminer la suite des procédures. Il sera représenté par l'avocat torontois Luc Leclair.

1er juillet: grâce à «une information», les policiers retrouvent de nouveaux restes humains de la victime dans un parc du sud-ouest de Montréal.

4 juillet: la police confirme que c'est la tête de Jun Lin que l'on a retrouvée trois jours plus tôt.

2013:

11 mars 2013: début de l'enquête préliminaire de Magnotta, au palais de justice de Montréal. Comme on le voit souvent, une ordonnance de non-publication empêche de rapporter la teneur des audiences, mais les avocats de Magnotta ne peuvent interdire la présence du public et des médias.

12 mars: le père de Jun Lin, Diran, quitte la salle d'audiences en larmes après avoir entendu des éléments de preuve, qu'on ne peut rapporter. Des membres de la famille de la victime sont venus de Chine pour l'enquête préliminaire.

19 mars: Magnotta s'effondre au tribunal pendant que la Couronne présente des preuves. Menottes aux poignets, il tombe sur le côté et se blottit en position foetale.

12 avril: la juge Lori Renée Weitzman, de la Cour du Québec, ordonne que Magnotta subisse son procès pour les cinq accusations, dont celle de meurtre prémédité.

29 avril: la cour fixe au 15 septembre 2014 le début du procès.

13 novembre: Magnotta plaide à nouveau non coupable.

2014:

7 février: le juge Guy Cournoyer, de la Cour supérieure, accepte que des témoins soient entendus en France et en Allemagne.

21 juillet: le juge refuse d'émettre une ordonnance de non-publication sur l'ensemble de la preuve.

8 septembre: début de la sélection des jurés en vue du procès.

19 septembre: le jury est complété, après huit jours.

29 septembre: à l'ouverture du procès, l'avocat de la défense, Luc Leclair, annonce que Magnotta admet sa culpabilité pour les cinq accusations, mais qu'il plaidera la non-responsabilité criminelle pour cause de maladie mentale.

31 octobre: le procureur de la Couronne, Louis Bouthillier, clôt sa preuve, après avoir appelé 48 témoins à la barre.

25 novembre: la défense appelle son 12e et dernier témoin.

4 décembre: les jurés entendent six derniers témoins en contre-preuve.

10 décembre: dans sa plaidoirie finale, Me Leclair demande aux jurés de reconnaître Magnotta non criminellement responsable des crimes, et de ne pas se laisser s'embourber dans les témoignages contradictoires des experts — «la folie, c'est la folie».

11 décembre: dans sa plaidoirie finale, Me Bouthillier demande aux jurés de ne pas retenir la non-responsabilité criminelle pour cause de maladie mentale, car l'accusé était «déterminé, sain d'esprit, extrêmement bien organisé, et finalement responsable de ses actes».

15 décembre: le juge Cournoyer livre ses dernières directives aux jurés, qui devront maintenant parvenir à une décision unanime sur les cinq chefs d'accusation et la responsabilité criminelle de Magnotta.

16 décembre: le jury commence à délibérer.

23 décembre: à leur huitième jour de délibérations, les jurés reconnaissent Magnotta coupable des cinq chefs d'accusation qui pesaient contre lui.

Magnotta coupable de meurtre (23 décembre)

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST

Verdict Magnotta - Réactions Twitter