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22/12/2014 07:13 EST | Actualisé 22/12/2014 07:13 EST

Policiers tués à New York : le maire essaie de calmer le jeu (VIDÉO)

À couteaux tirés avec la police de New York, le maire Bill de Blasio défend sa gestion de la crise depuis la mort de deux agents le week-end dernier. Il a exhorté lundi ses concitoyens à être solidaires avec les familles des victimes, et à mettre de côté les débats et les manifestations jusqu'aux funérailles.

« Les familles des policiers abattus en fin de semaine sont nos familles », a affirmé le maire de Blasio, parlant des meurtres comme d'une « attaque contre la démocratie et contre chaque New-Yorkais ». Il s'exprimait en marge d'un événement de charité.

La tension est vive depuis les meurtres samedi après-midi, à Brooklyn, des agents Rafael Ramos et Wenjian Liu, tués par balles par un homme de 28 ans, Ismaaiyl Brinsley. Ce dernier avait promis sur Instagram de venger la mort de Noirs abattus par des policiers blancs.

Le maire de Blasio est accusé d'avoir appuyé les manifestations des derniers jours dénonçant les brutalités policières à l'encontre des membres de la communauté noire.

Le président du plus important syndicat policier de New York, Patrick Lynch, a même estimé que le maire et les manifestants avaient « du sang sur les mains » pour avoir soi-disant « incité à la violence ».

Selon les policiers, le maire, un démocrate de gauche marié à une femme noire, traite avec mépris les agents et les défis auxquels ils sont confrontés.

Les policiers en état d'alerte

Ce double meurtre, en plus de celui d'un autre policier en Floride dimanche, a mis les autorités américaines en état d'alerte partout à travers le pays. Les services de police et les syndicats demandent à leurs membres de porter des gilets pare-balles en tout temps et d'éviter d'y aller de commentaires incendiaires sur les réseaux sociaux.

Le syndicat des policiers de New York recommande maintenant à ses 35 000 membres de répondre à tous les appels avec deux voitures, peu importe l'avis des superviseurs; de ne procéder à des arrestations que lorsque cela est absolument nécessaire; et de patrouiller à pied en groupes de trois.

Le chef de la police de New York a demandé à ses policiers de limiter leurs commentaires, y compris sur les médias sociaux, et de se contenter d'exprimer leur deuil ou leurs condoléances.

Les policiers de Newark, au New Jersey, ont été prévenus de ne jamais patrouiller seuls et d'éviter les individus qui semblent rechercher une confrontation. Le commissaire de la police de Boston a demandé à ses agents de faire preuve de prudence.

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