POLITIQUE
17/12/2014 10:18 EST | Actualisé 17/12/2014 10:18 EST

Standard and Poors rehausse la cote de crédit de Laval

Radio-Canada

À l'heure où le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, songe à punir Laval d'avoir haussé ses taxes foncières pour éponger une coupe dans les transferts de Québec, la firme Standard and Poors rehausse la cote de crédit de la ville notamment en raison de ses liquidités.

Un texte de Francis Labbé

La cote de crédit de la Ville de Laval est rehaussée de AA- à AA. Selon la firme, l'économie lavalloise, de même que ses performances budgétaires sont « très fortes » et ses liquidités, « exceptionnelles ».

Le maire de Laval se réjouit de cette deuxième hausse consécutive de la cote de crédit de Laval. « Il s'agit du deuxième rehaussement de la cote de crédit de Laval depuis un an. Les milieux financiers perçoivent donc très favorablement les orientations que nous proposons », s'est réjoui le maire Marc Demers. « Nos liquidités et notre capacité à générer des surplus ont contribué au rehaussement de notre cote »

Cette nouvelle hausse de la cote de crédit de Laval survient au moment où la tension est grande entre le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, et les villes de Laval et de Longueuil. Le ministre n'accepte pas le fait que Laval et Longueuil aient annoncé des hausses de taxes en 2015, qui serviront à éponger un manque à gagner dans les transferts de Québec.

Le nouveau pacte fiscal entre Québec et les municipalités prévoit une coupe de 300 millions de dollars dans les transferts en 2015, en raison de la lutte contre le déficit. Le ministre demande aux municipalités de puiser dans leurs surplus pour éponger cette somme. Pour Laval, le manque à gagner s'élève à 15 millions.

« Une bonne cote se reflète sur les taux d'intérêt que nous obtenons sur les marchés », a réagi le maire Marc Demers par voie de communiqué. « Avec une dette de 790 M$, quelques dixièmes de point font une différence importante sur ce que nous payons, et c'est le citoyen qui en profite. ».

Au Téléjournal mardi soir, le premier ministre Philippe Couillard a affirmé que ce sont les agences de notation qui contrôlent les finances du Québec. « Ils contrôlent les finances publiques, qu'on le veuille ou non », a affirmé le premier ministre. « C'est comme votre banquier. Votre hypothèque, qui détermine les taux d'intérêt? C'est votre banquier. Qu'est-ce qu'il fait votre banquier? Il évalue le risque, il évalue votre capacité de payer. »

Le ministre des Affaires municipales maintient sa menace de diminuer les transferts aux municipalités, qui seront tentées de refiler à leurs contribuables le manque à gagner relié à la lutte contre le déficit.

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