POLITIQUE
12/12/2014 11:39 EST

Rencontre sous tension entre Pierre Moreau et Caroline St-Hilaire (VIDÉO)

Alors que la controverse se poursuit entre le ministre des Affaires municipales et les maires de Laval et Longueuil, Pierre Moreau et Caroline St-Hilaire sont tous les deux présents actuellement à l'inauguration d'un simulateur de vol chez Air Richelieu, à Saint-Hubert.

Depuis que le ministre Moreau a mis le feu aux poudres cette semaine, en avertissant Laval et Longueuil qu'il allait réduire leurs transferts pour 2015 si elles ne revenaient pas sur les hausses de taxes adoptées lors des derniers budgets, on a vu une levée de boucliers de la part des maires concernés et de la totalité de l'UMQ.

En conférence de presse jeudi, la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, a d'ailleurs déclaré qu'elle ne céderait pas au chantage, et que si le ministre Moreau remet en question sa légitimité à la tête de Longueuil, il n'a qu'à déclencher des élections.

Mme St-Hilaire a indiqué qu'elle avait été élue par les citoyens de Longueuil et que c'était uniquement à eux qu'elle était redevable.

« Pierre Moreau est allé trop loin. [...] Je ne céderai pas à l'intimidation, ni au chantage et encore moins aux menaces. [...] Est-ce que Québec a décidé de mettre ses municipalités sous tutelle? » — Caroline St-Hilaire

La mairesse a également affirmé qu'elle avait fait des compressions et contrôlé les dépenses de sa municipalité, en plus d'utiliser 10 millions de surplus en deux ans, mais que malgré cela, les hausses de taxes qu'elle a décrétées sont nécessaires, en raison des compressions demandées dans le Pacte fiscal conclu entre le gouvernement et les municipalités cette année.

Selon la Ville de Laval, 1,2 % de la hausse de 3,2 % qu'elle a décrétée est attribuable au Pacte fiscal. Longueuil attribue pour sa part 1,1 % de sa hausse de 3,9 % à ce pacte.

Des dépenses injustifiables, selon Pierre Moreau

Pierre Moreau dit pour sa part que Laval et Longueuil ne peuvent pas justifier les augmentations de taxes de, 3,2 % et 3,9 % respectivement, qu'elles demandent en moyenne à leurs contribuables en 2015.

Selon lui, les deux villes sont très mal placées pour affirmer qu'elles connaîtront des difficultés en raison du nouveau Pacte fiscal.

« Elles veulent mettre ça sur le dos du gouvernement. [...] Mais leur évaluation foncière augmente, elles ont des surplus, la croissance de leurs dépenses augmente, leur assiette fiscale augmente. » — Pierre Moreau

Le ministre rappelle que le gouvernement a demandé aux municipalités de participer à l'effort de redressement des finances publiques sans augmenter le fardeau fiscal de leurs citoyens, en comprimant leurs dépenses et en utilisant leurs surplus.

Laval et Québec ne s'entendent pas sur les chiffres au cœur du conflit, en raison de différents critères comptables.

À Québec, on estime que le manque à gagner relié au pacte fiscal à Laval s'élève à 10,7 millions de dollars. Depuis plusieurs semaines, Laval parle plutôt de 15 millions. De plus, Québec évalue les surplus de Laval à 117 millions, alors que la municipalité les situe plutôt à 111 millions.

À Longueuil, les surplus sont de 17,5 millions de dollars.

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