POLITIQUE
11/12/2014 09:12 EST | Actualisé 11/12/2014 09:12 EST

L'équilibre budgétaire, une « absolue nécessité », affirme le premier ministre Philippe Couillard

CP

« L'équilibre budgétaire n'est pas un luxe ou une lubie, mais une absolue nécessité », a déclaré le premier ministre du Québec Philippe Couillard en entrevue à ICI Radio-Canada Première ce matin. M. Couillard estime que les mesures entreprises par son gouvernement commencent déjà à porter leurs fruits et il maintient le cap sur l'équilibre budgétaire pour l'année financière 2015-2016.

M. Couillard réitère la nécessité de procéder à cet exercice afin d'assurer la pérennité des programmes sociaux québécois. « Il faut remettre les dépenses publiques à l'heure de nos revenus », indique-t-il. « Cette opération de rigueur va se poursuivre. »

Il rejette l'étiquette de l'austérité que certains tentent d'accoler à son gouvernement et préfère parler de rigueur. « On essaie de surdramatiser ce qui est en train d'arriver au Québec et qui aurait dû être fait depuis des années, avance-t-il. C'est-à-dire redresser les finances publiques de façon durable et à la fois prendre des mesures pour relancer l'économie. »

Le premier ministre précise que le gouvernement n'a pas réduit son budget comme c'est le cas dans certains pays européens. « Au contraire, le budget du gouvernement continue d'augmenter », poursuit-il tout en précisant que son gouvernement a notamment investi 11 milliards de dollars dans les infrastructures.

Le premier ministre souligne également l'amélioration de l'économie québécoise. « Ce n'est pas encore comme on le voudrait, mais les signes pointent tous dans la même direction. » M. Couillard croit que l'économie québécoise connaîtra une relance au cours des prochains mois.

Des programmes sociaux plus justes

M. Couillard rejette les critiques de l'ancienne première ministre péquiste Pauline Marois qui l'a accusé de mettre la hache dans les politiques familiales québécoises. En total désaccord avec les affirmations de Mme Marois, M. Couillard estime au contraire avoir amélioré le régime des Centres de la petite enfance en le rendant plus juste grâce aux augmentations de tarifs.

« Nous l'avons rendu plus socialement juste, estime M. Couillard. Des tarifs bas pour tout le monde c'est le contraire de la justice sociale, ça favorise les gens plus fortunés. »

Le premier ministre justifie les hausses de tarifs dans les CPE en expliquant que le programme n'était plus viable dans sa présente forme.

« L'universalité, ce n'est pas que tout le monde paie la même chose. C'est que tout le monde ait accès à des services à des coûts abordables. »

— Philippe Couillard

En ce qui concerne sa promesse électorale de ne pas hausser les tarifs de garderie, il la justifie en expliquant qu'il ne pouvait connaître l'étendue du déficit budgétaire laissé par le PQ.

M. Couillard souligne également que son gouvernement a maintenu les prestations du Régime québécois d'assurance parentale (RQAP). Le premier ministre conclut que la rigueur budgétaire dont son gouvernement fait preuve contribuera à la pérennité des programmes sociaux québécois et à sa prospérité économique.

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