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09/12/2014 03:39 EST | Actualisé 09/12/2014 03:39 EST

Assurance-emploi : le gouvernement conservateur fait volte-face

Radio-Canada.ca

Le gouvernement fédéral embauche 400 travailleurs pour pallier le délai du traitement des demandes dans les bureaux d'assurance-emploi au pays.

L'insatisfaction du public allait croissante envers le temps de gestion des demandes d'assurance-emploi dans la dernière année. Les dossiers se sont accumulés sur les bureaux de Service Canada et les citoyens se sont plaints.

Le ministère fédéral aurait reçu plus de 10 000 plaintes du public au cours de la dernière année, soit une augmentation de 40 % par rapport à 2013.

Le délai prévu pour gérer les demandes est fixé à 28 jours. Cette limite a largement été dépassée dans les derniers mois selon le député néo-démocrate d'Acadie-Bathurst, Yvon Godin.

« Avant le gouvernement disait qu'il pouvait procéder à un appel d'une personne qui postule pour l'assurance emploi en moins de 28 jours. Ça n'existe même plus, s'il y a un petit problème avec l'assurance-emploi [...] on est rendu dans les 35 et les 40 jours, ça déborde tout le temps. »

M. Godin, qui décriait la mauvaise gestion de la situation depuis plusieurs mois, considère que cette embauche est carrément l'admission par les conservateurs de leur erreur.

« Le pire dans tout ça c'est que le ministre (de l'Emploi et du développement social) Jason Kenney, la semaine dernière nous disait qu'il avait pris des travailleurs qui travaillaient sur l'assurance-emploi pour les mettre sur le dossier des fonds de pension et l'assurance-emploi était déjà en retard vraiment sérieux », a-t-il expliqué au microphone de l'émission Le Réveil.

« Au bout de la ligne, il y en a qui ne reçoivent pas d'argent. »

— Yvon Godin, député néo-démocrate Acadie-Bathurst

« Quand on vous disait qu'il y avait des retards dans les appels, pis que le monde était écoeuré, c'était exactement ça, et le gouvernement le sait très bien », a enchaîné le député fédéral.

Une erreur volontaire

Le néo-démocrate s'interroge à savoir si le gouvernement de Stephen Harper aurait intentionnellement repoussé le traitement des demandes.

« Je les accuse de ça, ils ont fait par exprès en disant si on ne les paye pas, ils vont s'en aller travailler ailleurs. Je ne sais pas s'ils avaient dans la tête que les emplois n'existent pas dans certaines régions. Le monde est pas fait pour faire toutes les jobs qu'il y a. »

Toujours selon le député néo-brunswickois, il ne s'agit pas seulement d'engager des travailleurs, il faudra aussi les former. Il pourrait s'écouler encore beaucoup de temps avant qu'une amélioration concrète soit visible.

« Même s'il a engagé 400 personnes, on n'est pas sorti du trouble », a-t-il conclu.

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