POLITIQUE
08/12/2014 09:35 EST

Affaire Boisclair: Duchesneau s'excuse (VIDÉO)

L'ancien député de la Coalition avenir Québec (CAQ), Jacques Duchesneau, s'est entendu avec l'ancien chef du Parti québécois (PQ) sur les termes d'une entente à l'amiable afin d'éviter un procès en diffamation. M. Duchesneau s'est excusé par voie de communiqué « pour le préjudice subi par Monsieur Boisclair » à la suite de ses propos.

Les détails de l'entente demeurent inconnus et les partis n'émettront aucun autre commentaire sur le sujet, souligne le communiqué de la CAQ.

M. Boisclair poursuivait en diffamation M. Duchesneau, le chef de la CAQ, François Legault, de même que leur parti politique pour la somme de 200 000 $.

M. Boisclair accusait le chef de la CAQ, François Legault, et le député Jacques Duchesneau d'avoir « malicieusement » associé son nom au crime organisé, en sachant que c'était faux. Les torts causés à sa réputation, selon lui, étaient grands en raison de la notoriété des deux hommes. En plus d'être député, M. Duchesneau est un ancien policier de haut grade, mentionne le document de la cour.

« Monsieur Duchesneau reconnait que les propos qu'il a tenus les 25 et 26 septembre 2013, en tant que porte-parole du 2e groupe d'opposition en matière de sécurité publique, ont pu conduire à ce que soient inférées des conclusions inexactes et non fondées à l'égard de Monsieur Boisclair, portant ainsi atteinte à la réputation de ce dernier », explique le communiqué de la CAQ.

André Boisclair reprochait aussi à la CAQ d'avoir orchestré cette « fausse controverse publique » pour « gagner un avantage dans un jeu politique partisan ».

Fin septembre 2013, le caquiste Jacques Duchesneau avait insinué à plusieurs reprises qu'il existait un lien entre :

  • une promesse de subvention par André Boiscloir à un projet de restauration de l'église St-James mené par l'entrepreneur Paul Sauvé;
  • l'infiltration de l'entreprise de ce dernier par le crime organisé;
  • la consommation passée de cocaïne de M. Boisclair.

Ces insinuations avaient ensuite été reprises par le chef de la CAQ, François Legault.

Dans la foulée de ce scandale, André Boisclair avait, à sa demande, été relevé de ses fonctions de délégué général du Québec à New York. Fin septembre 2013, il avait indiqué vouloir prendre le temps de laver sa réputation en tant que simple citoyen.

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