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Chute du baril de pétrole: les banques du pays constatent des baisses de profits

07/12/2014 04:14 EST | Actualisé 06/02/2015 05:12 EST
CP

TORONTO - Les prix du baril de pétrole ont atteint l'un des plus bas niveaux en cinq ans, vendredi.

Cette chute commence à gruger les profits à la Banque TD (TSX: TD) et soulève des inquiétudes pour les autres banques du pays.

Les plus grandes banques du Canada peuvent gagner jusqu'à 20 pour cent de leurs revenus en fournissant des services bancaires et des investissements aux sociétés pétrolières et de gaz. Elles forment une partie importante de la base de la clientèle des institutions financières.

Le prix du baril de pétrole a chuté brutalement d'environ 35 pour cent sous la barre des 70 dollars le baril. Au milieu de l'été, le baril avait atteint des sommets en raison d'un dollar fort, une faible demande et une surabondance de l'offre mondiale.

La Banque TD affirme devoir regarder d'autres secteurs que celui du pétrole pour compenser le manque de ses revenus d'investissements.

Le chef de la division des services bancaires de gros de la Banque TD, Bob Dorrance, a affirmé aux investisseurs, lors d'une conférence téléphonique sur les résultats du quatrième trimestre, plus tôt cette semaine, que les prix du pétrole ont un impact sur le niveau d'activité de l'entreprise.

La Banque Scotia, la dernière des cinq grandes banques canadiennes à avoir fait le point sur ses résultats trimestriels cette semaine, a abordé la chute des prix du pétrole lors d'une série de conférences téléphoniques avec les investisseurs.

Le secteur de l'énergie, qui représente un poids important des transactions à la Bourse de Toronto, a pris une raclée sur les marchés. Cette dégringolade touche également d'autres entreprises indirectement, entre autres, celles du secteur primaire.

L'analyste Gabriel Deschaine de la firme Canaccord Genuity note que la mauvaise performance sur les marchés boursiers a provoqué une chute des revenus espérés par les banques. Bien qu'elles aient profité des profits substantiels durant le trimestre, elles ont déclaré de plus faibles résultats dans leurs activités.

L'analyste de la Banque Scotia, Sumit Malhotra, dit qu'environ 30 pour cent des frais d'administration des six principales banques du Canada provenaient du secteur de l'énergie, cette année.

Les grandes banques disent qu'elles effectuent régulièrement des évaluations de leurs portefeuilles de prêts pour voir comment ils s'en tireront si les prix du pétrole continuent d'être bas. Jusqu'à présent, elles s'entendent pour dire qu'il n'y a pas encore lieu de s'inquiéter, et ce, même si le pétrole descend à 60 $ le baril et reste ainsi pendant deux ans.

Néanmoins, les dirigeants des grandes banques disent garder un œil sur la situation.

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