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Dates d'emballage : des bouchers disent qu'ils ignoraient la loi

04/12/2014 06:23 EST | Actualisé 04/12/2014 06:24 EST
Radio-Canada.ca

Exclusif - La formation donnée par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation aux bouchers qui travaillent en épicerie est-elle déficiente? La question se pose à la suite des révélations de Radio-Canada sur le remballage de la viande.

Un texte de Julie Vaillancourt

Le reportage d'Enquête montrait que des commerçants changent les étiquettes des paquets de viande et de volaille afin de faire croire aux consommateurs que leurs produits sont plus frais qu'ils ne le sont réellement. Le PDG de l'Association des détaillants en alimentation du Québec, Florent Gravel, affirme maintenant que plusieurs bouchers ignoraient la loi à ce sujet.

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C'est ce qu'il a appris en contactant l'ensemble des bannières. Son association a averti ses 8000 membres de ne plus se livrer à cette pratique illégale.

« Dans certains magasins, on avait oublié cette règle-là. Le gérant de viande ne s'en rappelait pas, le boucher ne s'en rappelait pas. Il y en a qui disaient ne pas connaître cette réglementation-là. D'autres ont dit : "Ah! Il me semble que je n'ai jamais entendu parler de ça! »

— Florent Gravel, PDG de l'Association des détaillants en alimentation du Québec

Pourtant, tous les employés concernés devraient connaître la loi fédérale qui les oblige à mettre la date initiale d'emballage sur un paquet, même remballé.

Au Québec, c'est le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) qui doit faire appliquer cette loi.

Depuis 2008, le MAPAQ donne une formation obligatoire en hygiène et salubrité alimentaires.

Le hic, selon une formatrice de l'Institut d'hôtellerie et de tourisme du Québec, c'est que bien peu de gens au sein d'une même épicerie sont obligés d'y participer.

« Ce ne sont pas tous les employés qui suivent cette formation-là. Si un établissement alimentaire a 15 employés, il peut y avoir un gestionnaire et un boucher, un manipulateur d'aliments, mais ça ne veut pas dire que les cinq autres sont nécessairement formés », affirme Ginette Bourgeois.

Le MAPAQ n'a pas voulu commenter le fait que de nombreux employés semblent ignorer une disposition cruciale de la loi en matière de salubrité. Depuis que le ministre a annoncé la semaine dernière son intention de légiférer pour interdire le remballage, le MAPAQ ne répond plus à aucune question.

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