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Contributions versées à la campagne de Jean Tremblay : un ex-dirigeant de Roche condamné (VIDÉO)

03/12/2014 02:06 EST | Actualisé 03/12/2014 02:06 EST

Un ancien dirigeant de la firme Roche ltée Groupe-conseil, André Côté, a plaidé coupable à 34 constats d'infraction concernant le versement de contributions par des employés de la compagnie autrement qu'à même leurs propres biens, entre autres, à la campagne électorale de 2009 du maire de Saguenay, Jean Tremblay.

M. Côté a ainsi remboursé six contributions versées à la campagne électorale de Jean Tremblay en 2009. Il a aussi remboursé 23 contributions faites au Parti libéral du Québec et une au Parti québécois.

L'ex-dirigeant de Roche a également contribué aux campagnes de Luc Berthold à Thetford Mines, ainsi qu'au parti Équipe Labeaume de Québec.

En tout, M. Côté a versé 42 675 $ d'amendes en lien avec les constats d'infraction déposés contre lui par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ).

Autres accusations

En juillet dernier, le DGEQ a accusé Sylvain Corneau, un dirigeant de la firme Roche au Saguenay-Lac-Saint-Jean, d'avoir enfreint la Loi électorale pour financer les campagnes du maire de Saguenay, Jean Tremblay, et du député péquiste de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier. M. Corneau conteste toujours ces avis d'infraction.

Par ailleurs, l'ancien directeur de Desseau, Marc Deschênes, a payé 2000 $ d'amendes pour avoir remboursé deux contributions à la campagne de Jean Tremblay, en 2009.

Le quart des dons faits à Jean Tremblay illégaux

Avec les dons illégaux versés par André Côté, le DGEQ a démontré qu'environ 9000 $ qui avaient été versés pour soutenir la campagne du maire de Saguenay en 2009, soit le quart des sommes recueillies, étaient des dons illégaux.

Joint par téléphone, le maire Jean Tremblay a dit qu'il n'avait rien à voir avec ces gestes illégaux et qu'il les désapprouvait. Il a ajouté que ceux qui ont agi illégalement doivent assumer les conséquences de leur geste.

Son agent officiel à l'époque, Michel Martin, prétend qu'il n'a jamais pensé qu'un tel système de prête-nom puisse favoriser Jean Tremblay. Il indique qu'il recevait les chèques sans savoir que les donateurs étaient remboursés.

Pour sa part, l'autre candidat à la mairie de Saguenay à l'élection de 2009, Michel Potvin, déplore la situation.

« C'est ça qui est plaisant avec cette gang-là, c'est qu'ils ne savent jamais rien, mais que c'est comme ça que ça marche. En tout cas, moi, l'argent, je l'ai toute ramassée graine à graine », affirme-t-il.

Michel Potvin ne croit toutefois pas que ce financement illégal ait grandement influencé le résultat du vote, puisque Jean Tremblay était parti très fort dans cette élection.

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