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États-Unis: la Cour suprême se penche sur la liberté d'expression sur Facebook

30/11/2014 11:46 EST | Actualisé 30/01/2015 05:12 EST
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WASHINGTON - La Cour suprême des États-Unis se penchera lundi sur une affaire qui pourrait mieux encadrer la liberté d'expression en ligne, surtout sur des médias sociaux comme Facebook et Twitter.

Le dossier est celui d'Anthony Elonis, un résidant de la Pennsylvanie qui a été reconnu coupable d'avoir menacé de mort son ancienne petite amie quand il a affiché, sur Facebook, un poème particulièrement violent à son endroit.

Le poème mentionnait notamment qu'il connaît mille façons différentes de la tuer et qu'il ne trouvera le sommeil qu'après avoir dépecé son corps.

La Cour suprême doit déterminer si le message de M. Elonis, et d'autres de même acabit, sont protégés par le premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit le droit à la liberté d'expression.

M. Elonis prétend que son poème représente une forme spontanée et crue d'expression. Il ajoute qu'il ne doit pas être considéré comme menaçant si cela n'était pas son intention.

Le gouvernement réplique que l'intention de M. Elonis n'y est pour rien, si une personne raisonnable peut se sentir menacée par ses paroles. Un jury fédéral a d'ailleurs reconnu M. Elonis coupable d'avoir violé la loi qui interdit de proférer des menaces à l'endroit d'autrui, ce qui lui a valu une peine de quatre ans de prison.

Les militants de défense des droits de la personne font valoir que les commentaires mis en ligne sur Facebook, Twitter et ailleurs peuvent être impulsifs et facilement mal interprétés. Ils ajoutent qu'un message mis en ligne sur Facebook à l'intention d'un petit groupe peut être mal compris s'il est sorti de son contexte et présenté à un auditoire plus important.

Une agent du FBI avait visité M. Elonis après que son ancienne conjointe se soit plainte du poème diffusé sur Facebook. M. Elonis a ensuite mis en ligne un autre message dans lequel il raconte être passé un cheveu de sortir un couteau pour trancher la gorge de la policière.

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