POLITIQUE

Le permis de TransCanada à Cacouna arrive à expiration

28/11/2014 05:01 EST | Actualisé 28/11/2014 05:36 EST
Patrick Bellerose

QUÉBEC - Tout indique que TransCanada devra suspendre ses travaux de forage à Cacouna, au moins jusqu'au printemps prochain.

Le permis du ministère de l'Environnement pour effectuer des relevés géotechniques arrive à échéance le 30 novembre. En fin de journée vendredi, aucune entente n'avait été conclue entre Québec et TransCanada.

Le ministère a suspendu les travaux en octobre afin que TransCanada corrige le niveau de bruit causé par ses forages. Des sons de 120 décibels étaient perceptibles jusqu'à 3 kilomètres du site, alors que ce niveau sonore ne devait pas dépasser une distance de 540 mètres.

L'entreprise albertaine souhaite construire un port pétrolier à Cacouna pour exporter le pétrole albertain de l'oléoduc Énergie Est.

«On garde les canaux de communication ouverts, a dit le porte-parole de TransCanada, Jonathan Abecassis. Nous gardons espoir d'une entente.»

Malgré tout, il paraît peu probable qu'une entente survienne au cours de la fin de semaine et que l'équipement soit dépêché sur place à temps.

Au ministère de l'Environnement, on s'est faits avares de commentaires. «Le ministère réitère que TransCanada n'est pas autorisé à poursuivre ses travaux au-delà du 30 novembre», a répondu le porte-parole, Frédéric Fournier, dans un bref courriel.

TransCanada pourrait reprendre ses travaux au printemps ou utiliser les données déjà récoltées afin d'évaluer la possibilité de construire un port pétrolier. «On va prendre le temps d'analyser tout ça», dit Jonathan Abecassis. Il rappelle que l'entreprise avait déjà récolté des relevés géotechniques au début des années 2000 dans le cadre d'un autre projet portuaire dans la région. Ces données pourraient encore être utilisées, laisse-t-il entendre.

Le permis de forage de TransCanada avait été suspendu une première fois cet automne par une injonction de la Cour supérieure. Le tribunal avait estimé que les travaux mettaient en péril la reproduction des bélugas dans cette zone considérée comme une «pouponnière» pour cette espèce menacée.

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