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TransCanada largue Edelman

26/11/2014 01:05 EST | Actualisé 26/11/2014 03:49 EST
CP

La controverse aura eu raison de la relation entre TransCanada et sa firme de relations publiques, Edelman.

La semaine dernière, Greepeace a dévoilé un plan stratégique de communication élaboré par Edelman pour TransCanada.

La firme de relations publique proposait diverses tactiques pour faire accepter le projet d'oléoduc Énergie Est aux Canadiens. Edelman suggérait notamment de recruter 35 000 partisans pour intervenir sur les médias sociaux, d'inviter des influenceurs à des soirées mondaines et de financer la recherche universitaire sur le milieu de vie marin.

La nouvelle a soulevé un tollé dans la population.

Mercredi, TransCanada a annoncé la fin de son contrat avec Edelman. «Au cours de la dernière semaine, l'attention s'est détournée de la pertinence du projet Oléoduc Énergie Est de TransCanada. Ainsi, dans l'intérêt du projet, Edelman et TransCanada se sont entendus pour ne pas renouveler le contrat d'Edelman au-delà de son terme actuel. Le contrat se termine à la fin du mois de décembre, mais Edelman assurera la transition», écrit la compagnie dans un communiqué.

Le porte-parole du projet Énergie Est ajoute dans un courriel: «Malheureusement, la récente controverse autour de notre stratégie de communication a créé une distraction, en particulier au Québec. Plusieurs articles dans les médias ont laissé entendre à tort que les pratiques de communication de TransCanada étaient inacceptables».

De son côté, la directrice générale d'Edelman à Montréal estime qu'il s'agissait d'une «excellente stratégie». «Nous on est fier, c'est une très bonne stratégie, dit Ève Laurier. Il n'y a rien d'immoral, y'a rien de pas éthique. Je n'ai aucun problème avec aucune des stratégies de communication qui sont là-dedans.»

Pour Greenpeace le choix de changer d'agence de relations publiques est purement cosmétique. «Je ne suis pas certain que changer de compagnie de relations publiques va changer les façons de faire de TransCanada», dit Patrick Bonin, porte-parole pour la campagne Climat-Énergie, de Greenpeace Canada.

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