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Fusillade à Ottawa : un appel à la vigilance lancé avant les faits

24/11/2014 06:06 EST | Actualisé 24/11/2014 06:22 EST
Radio-Canada.ca

Exclusif - Un échange de courriels obtenus par le réseau CBC indique que les responsables de la sécurité des édifices gouvernementaux d'Ottawa avaient été placés en état d'alerte, cinq jours avant l'attaque de Michael Zehaf-Bibeau au Parlement canadien, le 22 octobre dernier.

D'après des informations de Daniel Thibeault

La note de service initiale, envoyée le vendredi précédant la fusillade par le directeur des opérations de sécurité au bureau du Conseil privé à tous les responsables de la sécurité ministériels des édifices dans la région de la capitale, et présumément d'un bout à l'autre du pays, appelait à une plus grande vigilance et recommandait de renforcer plusieurs mesures de sécurité.

« Étant donné que la dernière évaluation du Centre intégré d'évaluation du terrorisme (CIET) soulève la possibilité d'un acte de terrorisme violent au Canada - il n'y a cependant aucune information qui porte à croire qu'un attentat est imminent -, on demande aux ministères et organismes fédéraux de revoir leurs dispositions de sécurité. »

— Extrait de la note de service datée du 17 octobre

On y préconisait notamment de renforcer les protocoles de sécurité de base et de faire en sorte qu'ils soient respectés, par exemple, en s'assurant que les cartes d'identité soient « clairement affichées en tout temps , que les agents contrôlent les points d'accès et que les visiteurs signent les registres.

La direction des opérations de sécurité prône aussi une validation des protocoles de communication, notamment en collaborant davantage avec la Gendarmerie royale du Canada afin de modifier les mesures de sécurité, particulièrement dans les cas où des ministres sont présents.

Le document fait également référence à l'observation des « plans d'intervention en cas d'urgence dans les immeubles » en plus de recommander une « surveillance visuelle des installations » et des « patrouilles régulières ».

Ironiquement, l'échange de courriels consultés par CBC, ayant tous pour objet « État de vigilance accru », s'échelonne jusqu'au matin du drame.

Or, selon un ex-agent de la GRC et expert en sécurité, les mesures préconisées n'ont pas été appliquées à l'édifice du centre, où le tireur est entré par la porte principale, après avoir traversé tout le parterre armé d'une carabine de chasse et tué le caporal Nathan Cirillo au Monument commémoratif de guerre.

Le protocole n'a clairement pas été mis en place, soutient Garry Clement, aujourd'hui président du Clement Advisory Group.

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