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Discussions nucléaires avec l'Iran: du progrès, mais encore des différends

22/11/2014 11:07 EST | Actualisé 22/01/2015 05:12 EST
ASSOCIATED PRESS
An Iranian flag flutters in front of the reactor building of the Bushehr nuclear power plant, just outside the southern city of Bushehr, Iran, Saturday, Aug. 21, 2010. Iranian and Russian engineers began loading fuel Saturday into Iran's first nuclear power plant, which Moscow has promised to safeguard to prevent material at the site from being used in any potential weapons production. (AP Photo/Vahid Salemi)

VIENNE, Autriche - Le secrétaire d'État américain, John Kerry, affirme qu'il y a encore des désaccords dans les discussions nucléaires avec l'Iran, mais son homologue allemand croit que Téhéran et les six pays impliqués dans les pourparlers sont plus près d'une entente qu'ils ne l'ont été en six ans de discussions.

Le ministre des Affaires étrangères allemand, Frank-Walter Steinmeier, a également dit que les deux parties demeuraient divisées sur certaines questions. Il a cependant laissé entendre que les différences d'opinion étaient surmontables et il a déclaré que les discussions avaient atteint «un moment de vérité».

De son côté, John Kerry a affirmé que les diplomates travaillaient dur, mais qu'il restait des obstacles à franchir avant de signer un accord. En plus de MM. Kerry et Steinmeier, des représentants de la France et de l'Angleterre ont été de passage à Vienne pour les négociations avec l'Iran. La date limite est fixée à lundi.

M. Kerry a aussi dit s'être entretenu au téléphone avec ses homologues canadien et turc, ainsi qu'avec des représentants des pays arabes du golfe Persique, qui craignent que l'Iran ait la possibilité de fabriquer des armes nucléaires.

Des espoirs de progrès ont brièvement été perçus vendredi. Certaines personnes ont rapporté que le ministre des Affaires étrangères de l'Iran, Mohammad Javad Zarif, planifiait retourner à Téhéran pour des consultations additionnelles. Cela aurait pu signifier une avancée, car les Iraniens ont besoin d'une approbation politique de Téhéran avant d'approuver eux-mêmes quoi que ce soit.

Des médias iraniens avaient évoqué une nouvelle proposition américaine que M. Zarif devait faire approuver par ses supérieurs. Le ministre a toutefois nié cela, disant qu'il restait à Vienne et qu'il n'avait eu «aucune offre ou idée remarquable à ramener à Téhéran».

Les États-Unis, appuyés par la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, le France et l'Angleterre, souhaitent conclure une entente pour couper et limiter à long terme les programmes nucléaires iraniens qui pourraient être utilisés pour fabriquer des armes. L'Iran nie vouloir faire des armes, mais négocie tout de même, dans l'espoir de voir retirées les sanctions qui pèsent contre le pays.

MM. Kerry et Zarif ont tous deux indiqué qu'il n'avait pas été question d'allonger les discussions si aucune n'est conclue d'ici lundi, mais les désaccords laissent croire que cela pourrait arriver.

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