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Travail forcé en Érythrée : une minière canadienne se défend

21/11/2014 04:35 EST | Actualisé 21/11/2014 04:35 EST
Radio-Canada.ca

Une minière vancouvéroise soutient que les allégations de travail forcé à sa mine Bisha en Érythrée dans le nord-est de l'Afrique ne sont pas fondées et qu'elle présentera une défense musclée à la poursuite au civil déposée cette semaine en Cour suprême de la Colombie-Britannique.

Nevsun Resources Ltd. (TSX:NSU) affirme qu'elle a l'intention de lutter « vigoureusement » contre les allégations déposées jeudi par un avocat qui représente trois de ses anciens employés.

La minière canadienne possède une participation de 60 % dans la mine d'or et de cuivre Bisha, la première mine pleinement fonctionnelle du pays. L'exploitation des gisements d'or a débuté en 2011, et a produit depuis du minerai d'une valeur de 614 millions de dollars.

La poursuite allègue que l'entreprise et ses sous-traitants de la mine Bisha ont fait appel à du travail forcé et a commis d'autres crimes contre l'humanité. Les trois anciens employés, qui ne sont pas des citoyens canadiens, allèguent dans une déclaration à la cour qu'ils ont travaillé sous la menace de « punitions corporelles, de torture et d'emprisonnement ».

La déclaration déposée devant la justice contient des allégations qui n'ont pas été prouvées en cour.

Des audits effectués par l'entreprise et des organismes indépendants indiquent que la mine a toujours respecté les normes internationales pour la santé, la sécurité et les conditions de travail, soutient l'administrateur général de Nevsun Resources, Cliff Davis. « Nous sommes sûrs que ces allégations sont sans fondements », a-t-il déclaré dans un communiqué publié vendredi.

« Nous nous engageons à nous assurer que la mine Bisha est gérée de façon sécuritaire et responsable et dans le respect de l'intérêt des communautés locales, des travailleurs, de la gouvernance nationale, des parties prenantes et de l'environnement naturel. »

Le communiqué ajoute que Nevsun Resources s'efforce de s'assurer que sa présence en Érythrée a « un impact social et économique positif », et souligne qu'elle a créé des « emplois intéressants » pour des milliers de membres de la population locale.

Un des avocats explique que les demandeurs, Gize Araya, Kesette Fshazion, et Mihretab Tekle, ont déposé leur poursuite au civil en Colombie-Britannique, car ils croient que c'est le seul endroit où ils ont une chance d'obtenir justice.

L'action en justice allègue de nombreux mauvais traitements, entre autres, que des employés auraient été liés puis abandonnés sous un soleil de plomb ou encore battus avec des bâtons tout en recevant l'ordre de se rouler dans le sable brûlant dans le cadre de ce qui se voulait une forme de discipline.

Les documents déposés en cour soutiennent que Nevsun Resources a entamé une relation commerciale avec un État à parti unique répressif alors même qu'elle devait être au courant de rapports crédibles présentant les sévices dans ce pays. « Dans le cadre de leur travail forcé à la mine Bisha, les demandeurs ont été soumis à un traitement cruel, inhumain et humiliant aussi bien qu'à de dures conditions de travail, dont de longues heures de labeur, la malnutrition, l'emprisonnement et un salaire inadéquat », affirme le document. « Ils travaillaient sous la menace constante de la punition corporelle, de la torture et de l'emprisonnement. »

La loi internationale et la loi canadienne interdisent le travail forcé, la torture, les traitements cruels et humiliants et les crimes contre l'humanité.

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