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Décès d'un enfant et UPAC: l'opposition officielle demande des comptes au Parti libéral

21/11/2014 05:36 EST | Actualisé 21/11/2014 11:44 EST

Le Parti québécois (PQ) demande au premier ministre Couillard « d'ordonner à ses troupes de collaborer », à la suite de l'article paru dans La Presse qui indique que la mort d'un enfant de 5 ans en février dernier à Longueuil s'est produite dans le cadre de la filature d'un ancien directeur du Parti libéral du Québec, Robert Parent.

En point de presse vendredi matin, la leader parlementaire du PQ, Agnès Maltais, a déclaré qu'en tant que chef du Parti libéral, Philippe Couillard doit envoyer un signal clair à ses troupes et leur enjoindre de collaborer à toute enquête concernant des allégations de corruption survenues au Parti libéral.

Mme Maltais souligne que Philippe Couillard est devenu chef de son parti en mars 2013, alors que la filature dont parle La Presse avait cours en février 2014. Selon elle, M. Couillard aurait dû se tenir plus au courant de toute cette histoire de corruption impliquant le Parti libéral et agir en conséquence.

« Je citerai le premier ministre quand il avait appris qu'il y avait eu une perquisition au Parti libéral. Le 18 septembre 2013, il a dit ceci : le passé est là, on ne le refera pas. On va l'assumer. On va s'assurer que les gens aient à répondre de leurs actes. »

— Agnès Maltais

Mme Maltais a qualifié l'affaire de très sérieuse.

« Le texte [de La Presse] laisse entendre qu'il y aurait collusion pour couvrir la corruption »

— Agnès Maltais

La leader parlementaire du PQ a souligné à plusieurs reprises la possible implication de hauts fonctionnaires dans l'enquête qui a mené à la filature. Elle enjoint à Philippe Couillard de s'assurer que ceux-ci ne sont plus au service de l'État.

Agnès Maltais demande de plus que Roberto Iglesias, secrétaire général du gouvernement, demande aux hauts fonctionnaires la même collaboration dans l'enquête que celle que le premier ministre doit demander aux membres de son parti.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a annoncé la semaine dernière qu'aucune accusation ne sera portée contre l'agent de la Sûreté du Québec (SQ) qui a heurté avec son véhicule banalisé la voiture où se trouvait l'enfant. Le policier circulait à 122 km/h dans une zone résidentielle.

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