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Des vétérans canadiens veulent lutter avec les Kurdes contre l'EI

21/11/2014 10:05 EST | Actualisé 21/11/2014 10:09 EST
Radio-Canada.ca

D'anciens militaires canadiens comptent rejoindre les forces kurdes en Irak et en Syrie pour combattre les terroristes du groupe armé État islamique (EI).

D'après les informations de CBC, une demi-douzaine d'ex-membres des Forces canadiennes envisagent de se rendre dans les positions des combattants kurdes dans les semaines et les mois prochains, estimant que la réponse canadienne à la menace de l'EI n'est pas suffisante.

L'un d'un d'entre eux, qui a parlé au réseau anglais de Radio-Canada sous le couvert de l'anonymat, a indiqué qu'il comptait aller dans le Kurdistan irakien, où sont concentrées les forces kurdes. L'homme, qui a servi en Afghanistan, dit vouloir être encore soldat.

Au moins trois Canadiens ont déjà rejoint les forces kurdes.

  • Un commandant kurde a déclaré à CBC Nouvelles qu'un vétéran militaire canadien venait d'arriver et est actuellement sur le front;
  • La Canado-Israélienne Gill Rosenberg est devenue la première étrangère à avoir rallié les forces kurdes en Irak. Elle a déclaré à la radio israélienne qu'elle comptait se rendre en Syrie voisine pour combattre l'EI.
  • Dillon Hillier, qui travaille dans la construction en Alberta et un vétéran de la mission en Afghanistan, s'est envolé pour le nord de l'Irak le week-end dernier.

Dans un communiqué, le député provincial de l'Ontario Randy Hillier et son épouse Jane ont déclaré qu'il n'y a pas de mots pour décrire à quel point ils sont fiers de leur fils Dillon, qu'ils disent être « sain et sauf ».

Des fonctionnaires de ministère de la Défense nationale, réunis à Halifax, ont refusé de faire des commentaires à ce sujet.

Au Canada, il n'est pas illégal de s'engager dans une force militaire étrangère, à condition que celle-ci ne soit pas désignée par le gouvernement comme une entité terroriste et qu'elle ne combat pas le Canada ou ses alliés.

Cependant, des situations problématiques peuvent se présenter dans ce cas, selon Jez Littlewood, professeur adjoint de relations internationales à l'Université Carleton à Ottawa.

Il affirme qu'il y a « de fortes indications » que des groupes comme le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) soient présents dans le nord de l'Irak pour épauler les Peshmerga. Or, le PKK est considéré par le Canada comme un groupe terroriste.

Donc, explique Jez Littlewood, il y a un risque que toute personne qui entre en contact avec le PKK, même par inadvertance ou indirectement, puisse être considérée comme un soutien à une organisation terroriste.

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