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Les films de la semaine du 21 novembre 2014: «Diplomatie», «Hunger Games», «Party Girl»...(PHOTOS)

20/11/2014 12:07 EST | Actualisé 20/11/2014 12:21 EST
Mediafilm

Paris, le 24 août 1944. L'armée allemande, qui occupe la France depuis quatre ans, se prépare à capituler. Sur ordre d'Hitler, le général Von Choltitz, Gouverneur du Grand Paris, se prépare à faire sauter tous les ponts et monuments de la ville, déjà lestés de lourds explosifs. À découvrir dans Diplomatie...

Les films de la semaine - 21 novembre 2014

DIPLOMATIE

France. 2014. 84 min.

Drame historique de Volker Schlondorff avec André Dussollier, Niels Arestrup, Burghart Klaussner, Robert Stadlober, Jean-Marc Roulot, Thomas Arnold.

Paris, le 24 août 1944. L'armée allemande, qui occupe la France depuis quatre ans, se prépare à capituler. Sur ordre d'Hitler, le général Von Choltitz, Gouverneur du Grand Paris, se prépare à faire sauter tous les ponts et monuments de la ville, déjà lestés de lourds explosifs. Pour le dissuader de mettre ce funeste plan à exécution, le consul suédois Raoul Nordling s'introduit à la nuit tombée par une porte dissimulée dans la suite que le général occupe à l'hôtel Meurisse. Face à face, les deux hommes qui se connaissent mais que tout oppose entament un dialogue qui va se prolonger jusqu'au petit matin.

Défendue avec maestria par Niels Arestrup et André Dussollier, cette fiction historique oppose de façon ludique et un peu facétieuse le sens du devoir et la valeur du patrimoine. Plutôt que de gommer les origines théâtrales du sujet, le cinéaste les met en évidence à travers le texte chargé et le rapport tendu des personnages avec le décor créé en studio.

HUNGER GAMES - LA REVOLTE - PARTIE 1

États-Unis. 2014. 123 min.

Science-fiction de Francis Lawrence avec Jennifer Lawrence, Julianne Moore, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks.

Rescapée de l'arène par les rebelles du District 13, Katniss Everdeen accepte de devenir la figure emblématique du soulèvement populaire qu'elle a déclenché en faisant exploser le dôme qui maintenait prisonniers les participants des Hunger Games. Mais la jeune femme impose une condition: que Peeta, fait prisonnier par le Capitole et exploité dans leur propagande contre-révolutionnaire, soit libéré et gracié par Coin, la présidente des rebelles. Prenant le mesure du caractère combatif de Katniss, cette dernière accepte et lui consacre une garde rapprochée ainsi qu'une équipe de télévision, déployée avec elle dans les districts en ruines qu'elle visite. Les terribles images de désolation et de massacres qui en sont rapportées, jumelées aux commentaires enflammés de Katniss, galvanisent les révolutionnaires, prêts à perdre leur vie pour suivre celle qui arbore un costume à l'emblême du geai moqueur. Au Capitole, le président Snow organise la riposte en exploitant le point faible de la jeune femme: Peeta.

Par sa construction habile et la vigueur de sa mise en scène, ce troisième film de la série HUNGER GAMES tient ses promesses. Même si le discours sur la propagande vire à l'exposé et que Jennifer Lawrence semble avoir perdu un peu de son feu. En présidente des rebelles, Julianne Moore apporte cependant un élément de nouveauté vivifiant.

PARTY GIRL

France. 2014. 96 min.

Comédie dramatique de Marie Amachoukeli,Claire Burger,Samuel Theis avec Angélique Litzenburger, Joseph Bour, Samuel Theis, Séverine Litzenburger, Cynthia Litzenburger, Mario Theis.

Entraîneuse dans un cabaret en Lorraine, aux frontières de l'Allemagne, Angélique, 60 ans, constate avec amertume que les clients sont de plus en plus difficiles à séduire. Bien qu'elle aime encore faire la fête avec ses copines danseuses, elle accepte la demande en mariage de Michel, un client amoureux d'elle. Pour l'occasion, la sexagénaire retrouve ses quatre enfants, qu'elle n'a pas élevés. Restés proches de leur mère, Mario et Séverine se réjouissent qu'elle s'installe chez Michel. Se joignent au groupe Samuel, qui mène la belle vie à Paris, et la cadette Cynthia, qui quitte pour l'occasion sa famille d'accueil. Toutefois, à mesure que la date de la cérémonie approche, la fêtarde impénitente appréhende la vie domestique et remet en question son amour pour son fiancé.

Dans ce portrait de la charismatique entraîneuse Angélique Litzenburger, les trois jeunes réalisateurs, dont le fils de l'héroïne qui y joue son propre rôle, brouillent subtilement les frontières entre le réel et la fiction. La réalisation vivante, qui ne sombre jamais dans le voyeurisme, est au diapason de l'anti-héroïne charismatique et colorée.

SORTI LA SEMAINE DERNÈRE

ROSEWATER

États-Unis. 2014. 103 min.

Drame de Jon Stewart avec Gael Garcia Bernal, Kim Bodnia, Dimitri Leonidas, Haluk Bilginer, Shohreh Aghdashloo, Golshifteh Farahani.

En 2009, le journaliste canadien d'origine iranienne Maziar Bahari se rend en Iran pour couvrir les élections présentielles pour le magazine Newsweek. Dans la foulée de la réélection controversée du président Ahmadinejab, il est témoin des violents affrontements entre la population qui conteste le résultat du scrutin et la police antiémeute. Armé de sa caméra, il filme des images choquantes de manifestations qu'il envoie à la BBC. Bahari est aussitôt arrêté, jeté en prison, puis torturé par les autorités qui le soupçonnent d'espionnage. Grâce au travail de son épouse, qui mène une campagne internationale pour sa libération, il est relâché au bout de cent dix-huit jours, après s'être engagé à travailler comme espion pour le gouvernement iranien.

L'animateur et humoriste Jon Stewart signe ici une première oeuvre peu convaincante, qui peine à trouver le ton juste ou même à se fixer sur un sujet de réflexion. On passe ainsi d'un récit sur la révolte populaire, à un film sur la résilience humaine, à une réflexion sur l'absurdité du système totalitaire, etc. À la réalisation répétitive s'oppose une interprétation adéquate.