POLITIQUE

Les policiers municipaux veulent une loi contre les quotas de contraventions

19/11/2014 11:33 EST | Actualisé 19/11/2014 11:34 EST
Radio-Canada

Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Francoeur, et le vice-président exécutif de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ), Paulin Aubé, demandent au gouvernement de légiférer pour interdire les quotas de contraventions imposés aux policiers municipaux de la province.

En point de presse, les deux leaders syndicaux ont fait savoir qu'une lettre a été envoyée à la ministre de la Sécurité publique pour lui demander d'ajouter dans la Loi sur la police un article qui « interdirait d'imposer des quotas ou d'évaluer des policiers et policières sur la base du nombre de constats émis ».

L'objectif est triple : « éviter que l'émission de billets d'infraction ne soit détournée vers la taxation, préserver la sécurité routière en tant qu'objectif premier, et enfin, respecter la discrétion du policier, qui doit avoir la latitude de s'ajuster en fonction des circonstances ».

Paulin Aubé a indiqué que le Québec doit imiter les 22 États américains qui ont déjà des lois anti-quotas, comme la Californie, le Texas, New York et la Floride.

« Les quotas sont des taxes déguisées », a-t-il dit sans ambages, regrettant que les policiers soient évalués sur la base des contraventions distribuées et non pas en fonction de leur travail pour améliorer la sécurité routière.

M. Aubé a expliqué qu'un policier soumis à une telle obligation de résultats en matière de contraventions n'a pas d'autre choix que de recourir à la « trappe à tickets ».

Pour sa part, Yves Francoeur a rappelé que le travail des policiers n'est pas de collecter des taxes pour les municipalités. « Il faut que le Québec évolue vers la sécurité routière, plutôt que la sécurité financière », a-t-il souligné.

« Nos policiers veulent intervenir en matière de sécurité publique, pas collecter des taxes. C'est le temps de régler la question en mettant les citoyens à l'abri des abus de plusieurs municipalités qui détournent l'objectif des constats d'infraction. » — Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Francoeur

Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal a fait savoir que les agents du SPVM doivent donner quotidiennement une moyenne de 16 contraventions.

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter