POLITIQUE

Ottawa: des députés envisagent une politique contre le harcèlement

18/11/2014 04:06 EST | Actualisé 18/11/2014 04:07 EST
CP

Les membres du Bureau de la régie interne des Communes se sont rencontrés mardi pour discuter de harcèlement, à la suite des allégations de députées du NPD contre deux de leurs collègues libéraux, Massimo Pacetti et Scott Andrews.

Les discussions ont porté notamment sur la nécessité de mettre en place une politique contre le harcèlement, mais des mesures provisoires sont également envisagées, selon ce qu'a expliqué le député conservateur John Duncan.

Et c'est le service des ressources humaines qui sera mis à contribution, en attendant que la Chambre des communes soit dotée d'un code de conduite. Ce service doit proposer à court terme un mécanisme de traitement des plaintes de harcèlement.

Le Bureau de la régie interne, qui est un comité multipartite, juge ne pas avoir les compétences pour gérer ce genre de dossiers. Il s'en remet au président des Communes pour qu'il confie au comité des procédures la tâche de mettre en place une politique « efficace » et « respectueuse ».

Sort incertain des députés Pacetti et Andrews

Massimo Pacetti et Scott Andrews ont été exclus du caucus libéral pour « fautes personnelles », et ce, pour une durée indéterminée.

Le Bureau de la régie interne ne s'est pas penché directement sur ces deux cas, car il ne dispose d'aucun mécanisme pour ce faire. John Ducan a indiqué que les deux députés, dont le sort demeure incertain en l'absence de plainte, pourraient aussi saisir le comité des procédures de la Chambre pour se défendre. Ils ont toujours clamé leur innocence.

En l'absence de plainte formelle à l'endroit de ses députés, Justin Trudeau aurait simplement dû demander à ceux-ci de corriger leur comportement, au lieu de les suspendre, estime la députée néo-démocrate Françoise Boivin. « Quand on agit politiquement au lieu d'agir logiquement et comme n'importe quel être normal devrait agir, c'est ça que ça donne : des situations bizarres », regrette-t-elle.

« Il [Justin Trudeau] a peut-être été trop vite pour avoir essayé d'avoir l'air intelligent, mais là il est pris dans un no man's land. Il fait quoi, il les ramène dans son caucus après les avoir expulsés? Ça, c'est à lui de voir ça! »

— La députée néo-démocrate Françoise Boivin

Depuis que cette histoire a éclaté, le NPD reproche au chef libéral d'avoir agi à l'encontre de la volonté de ses deux députées, lesquelles souhaitaient que l'affaire demeure confidentielle.

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