BIEN-ÊTRE

L'entreprise de café Keurig est critiquée par des clients et des compétiteurs

18/11/2014 11:35 EST | Actualisé 18/01/2015 05:12 EST
CP

TORONTO - Des amateurs de café, qui sont parvenus à contourner les restrictions des nouvelles cafetières de marque Keurig, pourraient être sur le point de déchanter, selon le président de l'aile canadienne de l'entreprise.

Stéphane Glorieux a reconnu, dans une entrevue accordée lundi, qu'il y a des consommateurs qui ne reculent vraiment pas devant un défi.

Il a ajouté que peu importe le casse-tête qu'ils doivent résoudre, ils trouveront un moyen d'y arriver.

Cependant, il a laissé entendre que son personnel compte pas moins de 460 ingénieurs capables de compliquer l'existence de ces petits futés.

Keurig fait face à des critiques en lien avec la plus récente version de sa populaire machine à café qui est équipée d'une technologie visant à forcer les acheteurs à utiliser les dosettes vendues par les partenaires de la compagnie.

Celles qui sont fabriquées par des entreprises indépendantes sont automatiquement rejetées, laissant certains consommateurs avec des tonnes de dosettes qu'ils ne peuvent utiliser et ce, même si elles étaient compatibles avec les modèles précédents de cafetière de Keurig.

Cette situation enrage certains clients ainsi que des compétiteurs de la compagnie qui estiment avoir été chassés du marché.

Divers détaillants en ligne critiquent ouvertement le modèle Keurig 2.0 et réclament rien de moins que son boycott.

De plus, de nombreuses vidéos montrant comment déjouer la technologie sont désormais disponibles sur Internet.

«Il est impossible de freiner la créativité», a admis M. Glorieux.

Il a précisé qu'il était au courant des méthodes découvertes pour contourner la technologie mise en place par son entreprise, n'hésitant pas à les qualifier d'«inefficaces».

Stéphane Glorieux et son équipe doivent se préparer à faire face à des problèmes nettement plus épineux que les tours de passe-passe des clients et les commentaires négatifs publiés sur la Toile.

Certains de leurs adversaires commerciaux ont logé une plainte auprès du Bureau de la concurrence, la semaine dernière, alléguant que Keurig a recours à des mesures anticoncurrentielles.

En outre, la compagnie Club Coffee, qui est basée en Ontario, a déposé une poursuite de 600 millions $, le mois dernier, prétendant que l'entreprise de M. Glorieux a tenté de freiner la compétition et ce, même si le brevet sur son modèle de dosette est arrivé à échéance il y a plus de deux ans.


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