DIVERTISSEMENT

«La peur du loup» d'Annie Lemieux-Gaudrault : femmes, osez foncer!

18/11/2014 10:01 EST | Actualisé 18/11/2014 10:01 EST
Courtoisie Libre Expression

Annie Lemieux-Gaudrault est avocate en droit du divertissement, mais elle adore écrire. En 2009, elle a eu envie de se lancer un défi et de pondre un roman, sans se presser, sans même s’imaginer que son histoire pourrait être un jour publiée.

Guidée par le fantasme puissant de dépeindre des personnages féminins forts, qui n’ont pas peur de foncer pour atteindre leurs buts, la jeune trentenaire, maman de deux enfants, a imposé à son héroïne, Sara, le même leitmotiv que celui qu’elle se fixait elle-même en prenant place derrière le clavier : garder la tête haute et risquer le tout pour le tout afin de réaliser ses rêves.

Elle a finalement coiffé son sympathique ouvrage de 230 pages, un pur produit de chick lit, du titre très évocateur La peur du loup. Pour symboliser ces barrières, réelles ou imaginaires, que les femmes dressent souvent elles-mêmes devant elles lorsque vient le temps de passer à l’action.

«Souvent, et particulièrement les filles, on imagine les problèmes et les obstacles beaucoup plus gros qu’ils ne le sont en réalité, soulève Annie Lemieux-Gaudrault. On a toujours peur de se lancer, d’accepter des projets parce qu’on ne se sent pas prêtes ou qu’on n’a pas assez d’expérience. Le livre porte là-dessus : sortir de sa zone de confort, être capable de foncer, de faire des choses un peu désagréables qui, à prime abord, nous font peur, et se dire que, si ça casse, tant pis.»

Vaincre le dragon

Dans La peur du loup, Sara Clermont, 28 ans, sent que son existence stagne. Elle est enfoncée dans une relation de couple qui ne mène nulle part, avec un type qui n’a absolument aucun égard pour elle. Sa carrière d’avocate ne se développe pas non plus comme elle le souhaiterait. Un patron condescendant la traite comme une enfant, et un collègue manipulateur trame des complots dans son dos pour hériter des plus beaux dossiers.

Au point où elle en est, Sara se dit qu’elle n’a rien à perdre. Elle se décide donc à larguer le copain qui la tient pour acquise et à confronter dignement les membres de son entourage professionnel qui lui mettent des bâtons dans les roues. Et sa nouvelle attitude lui apporte soudainement de belles surprises… et de moins belles.

Dans toutes ses péripéties, Sara bénéficie du soutien de ses deux grandes amies, Élise, une ingénieure en aéronautique, rêveuse et romantique, et Marie, une comédienne croqueuse d’hommes, assoiffée de liberté. Élise et Marie auront aussi droit à leur tome de La peur du loup ; le deuxième volet de la trilogie, qu’Annie Lemieux-Gaudrault a fini d’écrire, devrait se retrouver sur les tablettes au printemps 2015.

«J’avais envie de montrer des filles fortes, qui sont dans des milieux difficiles, souligne l’auteure. Autour de moi, je vois beaucoup de femmes qui travaillent très fort, dans des domaines super compétitifs : des ingénieures, des comédiennes, des auteures, etc. Je trouvais qu’elles ne sont pas souvent représentées, à la télévision et dans les livres. Je voulais exposer ma vision de ces filles qui se débattent. Qui sont capables de vaincre le dragon et d’attraper le garçon! (rires)»

Jargon juridique

Au quotidien, dans ses fonctions d’avocate, Annie Lemieux-Gaudrault est chargée d’étudier et d’analyser des contenus télévisuels avant qu’ils ne se rendent en ondes, pour s’assurer qu’aucun élément diffamatoire ne s’y trouve et que les droits d’auteurs sont respectés. Elle pratique ce métier depuis neuf ans. Et La peur du loup est fortement teinté du jargon juridique qu’emploient les procureurs, défenseurs et autres professionnels du Barreau : phrases en latin, démarches détaillées en salles de cour, Annie Lemieux-Gaudrault a ainsi insufflé une dose de réalisme sentie à l’univers de sa Sara, qu’une personne n’évoluant pas dans la même discipline n’aurait su ajouter.

«Je me suis inspirée de l’ambiance des grands bureaux, précise-t-elle. C’est sûr qu’il y a des cabinets plus désagréables que d’autres. Celui dans le livre est très désagréable, mais c’est de la fiction. Il faut que ça soit intéressant! Mais ce n’est pas du tout le même cheminement que moi, j’ai connu. C’est imprégné de mon vécu, de celui d’autres personnes, de l’insécurité que ça amène, de ne pouvoir compter que sur soi-même.»

Une fois l’aventure La peur du loup complétée, Annie Lemieux-Gaudrault ne compte pas nécessairement abandonner la plume pour autant. Loin de là.

«J’aime vraiment écrire. Quand j’aurai fini cette série, je crois que j’en aurai fait le tour. Mais je suis ouverte à n’importe quel projet!», s’enflamme celle qui dit adorer autant les intrigues policières que les bouquins légers.

Annie Lemieux-Gaudrault sera présente au Salon du livre de Montréal pour une séance de signatures, le dimanche 23 novembre, de 11h à 12h30. Stand 432, Éditions Libre Expression.

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