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Fusillade à Moncton: un débat lundi sur la publicité des preuves

16/11/2014 02:43 EST | Actualisé 16/01/2015 05:12 EST
CP

FREDERICTON - Un débat se tiendra lundi au Nouveau-Brunswick pour déterminer si les preuves utilisées à l'audience de détermination de peine de l'auteur de la fusillade à Moncton, Justin Bourque, devraient être rendues publiques.

Des médias, dont La Presse Canadienne, ont réclamé l'accès aux pièces à conviction, dont une vidéo qui montre Bourque, admettant ses crimes en entrevue avec des policiers.

Justin Bourque a écopé le mois dernier d'une peine de prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 75 ans, après avoir plaidé coupable aux trois chefs d'accusation de meurtre et deux de tentative de meurtre qui pesaient contre lui.

Les avocats de Bourque et de la Couronne s'opposent à rendre publiques les preuves. L'avocat de la Couronne, Cameron Gunn n'a pas voulu commenter, alors que l'avocat de la Défense David Lutz, n'a pas rappelé La Presse Canadienne.

L'avocat David Coles, qui représente les médias, estime que le public a le droit de voir les preuves sur lesquelles s'est penché le juge pour prendre sa décision.

Par ailleurs, bien que le procès ait été public, ce n'est pas tout le monde qui a pu se présenter en cour pour consulter ces preuves, qui sont d'intérêt public pour tous les Canadiens, selon M. Cole.

«Nous avons ici un cas où une embuscade et une fusillade contre des policiers de la GRC ont été préméditées. C'est d'intérêt public à Winnipeg, comme ce l'est à Moncton», a-t-il plaidé.

Des enregistrements d'appels au 911, les fréquences radio des cinq policiers blessés par balle et l'enregistrement vidéo de l'interrogatoire de Bourque ont été déposés en preuve lors de ses audiences de détermination de peine.

Au cours de cette entrevue avec la police, qui a duré environ trois heures, l'accusé reconnaît avoir utilisé une carabine semi-automatique obtenue légalement pour tirer sur des agents de police dans le nord de la ville de Moncton.

Il s'était ensuite enfui dans les bois d'une banlieue environnante, avant d'être arrêté 28 heures plus tard.

Il avait ensuite divagué de longues minutes sur son éducation catholique, les changements climatiques, et sur sa colère envers les policiers, qu'il décrit comme les «soldats de l'État».

Les constables Dave Ross, 32 ans, Fabrice Gevaudan, 45 ans, et Doug Larche, 40 ans, ont été abattus par l'accusé. Les policiers Éric Dubois et Darlene Goguen avaient aussi été blessés.

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