POLITIQUE

CPE : Les Québécois voient dans la modulation des tarifs une mesure progressiste, croit Fournier

15/11/2014 03:10 EST | Actualisé 15/11/2014 03:10 EST
PC

SAINT-SAUVEUR - Le leader parlementaire du gouvernement Couillard affirme ne pas être «surpris» par l'appui de la population à une modulation des tarifs des CPE selon les revenus, comme le démontrait un sondage du quotidien Le Devoir samedi matin.

«Je ne suis pas vraiment surpris. Des points de vue, il y a en de tous les horizons, mais le Québec est une société progressiste. Généralement, les gens se disent, il doit y avoir un paiement en fonction des revenus», a affirmé Jean-Marc Fournier, en marge d'une allocution au congrès de la Fédération des journalistes professionnels du Québec.

Selon le sondage Léger-Le Devoir, 60% des répondants sont d'accord avec le principe d'une modulation des frais des CPE selon le revenu des parents. Le coup de sonde ne précisait toutefois pas de montant.

Actuellement à 7,30$, les places en garderie pourraient passer à un tarif oscillant entre 8$ et 20$, selon les informations du quotidien Le Devoir. La mesure pourrait entrer en vigueur dès le 1er avril prochain. Aucune annonce officielle n'a toutefois été faite pour le moment.

Les propos de Jean-Marc Fournier faisaient écho à ceux en chambre du premier ministre Philippe Couillard la semaine dernière. «On veut que le régime soit préservé, on veut qu'il soit équitable et qu'il reflète la structure de revenus du Québec», avait-il dit en réponse à une question de l'opposition officielle.

Selon Jean-Marc Fournier, les Québécois paient présentement «une petite portion» du coût réel d'une place en garderie. En effet, une place en garderie coûte à l'État 60$ pour un enfant de moins de 18 mois et 40$ pour un enfant âgé entre 18 mois et 5 ans.

«Je pense que [les Québécois] se disent qu'il y a de la place pour être progressiste dans le tarif», a-t-il dit au sujet des résultats du sondage.

Le leader parlementaire estime qu'une modulation des tarifs permettrait «la protection des moins nantis».

«La question du progressif, c'est simplement de dire: ceux qui ont moins devraient contribuer moins que ceux qui ont plus, a-t-il dit. Mais on ne le fait pas à l'ensemble du 60$.»

«Ceux qui se trouvent à payer un peu plus, sont ceux qui auront plus de moyens», a dit Jean-Marc Fournier.

«Tout ça étant hypothétique, évidemment, puisque je n'ai aucune idée de la décision qui sera prise, s'est-il empressé d'ajouter. On parlait du sondage.»

S'il va de l'avant avec la modulation des tarifs, le gouvernement Couillard pourrait se heurter à une forte opposition des employés des CPE. Dimanche dernier, de nombreuses manifestations organisées par l'Association québécoise des centres de la petite enfance ont eu lieu à travers le Québec pour dénoncer la volonté du gouvernement de mettre fin au tarif universel.

PKP

Par ailleurs, Jean-Marc Fournier a refusé de se prononcer sur l'autre volet du sondage, qui place le PQ en tête des intentions de votes si Pierre Karl Péladeau en prend la direction. En effet, un PQ dirigé par l'actionnaire de contrôle de Québecor remporterait 36% des intentions de vote, contre 30% pour le PLQ. «Ça, c'est dans la cour du PQ, a-t-il dit. C'est à eux de faire leurs commentaires.»

Avec La Presse Canadienne

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