POLITIQUE

Harcèlement sexuel: l'Assemblée nationale prépare sa politique

14/11/2014 10:15 EST | Actualisé 14/11/2014 10:15 EST
PC

Le Cercle des femmes parlementaires, qui est présidé par la députée libérale de Hull, Maryse Gaudreault, a été mandaté par le président de l'Assemblée nationale pour élaborer la Politique sur le harcèlement sexuel de l'institution.

Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, souhaite ainsi doter le Parlement québécois d'une politique claire face aux situations de harcèlement. En ce moment, les élus et leurs employés, soit environ 500 personnes, ne sont encadrés par aucune mesure contre ce genre de situation.

Mme Gaudreault admet que les récentes sorties publiques de plusieurs femmes élues ont été le détonateur de cette réflexion.

« Vous savez, ce qui s'est passé au Parlement d'Ottawa aussi a fait en sorte qu'on a évalué notre système de sécurité à l'Assemblée nationale. On va l'améliorer et le resserrer. C'est le même principe pour ce qui est de cette politique de harcèlement », précise la députée.

« C'est malheureusement quand il y a des incidents dans d'autres parlements et que l'on se retourne sur nous-mêmes que l'on se rend compte que l'on n'a pas de politique nous-mêmes. »

— Maryse Gaudreault, députée de Hull

Le Cercle des femmes parlementaires est un groupe de réflexion et de discussion qui rassemble des élues de toutes les formations. Elles se réunissent deux à trois fois par année pour discuter d'enjeux qui touchent les Québécoises ou de solutions à des problèmes qu'elles ont en commun.

« Pour nous, c'est l'entité toute désignée pour mener à bien la réflexion. On va nous prêter une ressource de l'Assemblée nationale pour faire des recherches pour voir ce qui se fait dans les autres parlements du monde, dans les grands établissements d'enseignement supérieur, Il y a aussi de grandes entreprises qui ont des politiques », se réjouit Mme Gaudreault.

Le mandat du groupe est de mettre en place des lignes directrices et des orientations afin de doter l'Assemblée nationale d'une politique. Une procédure pour les plaintes sera mise sur pied afin que les potentielles victimes aient une ressource vers laquelle se tourner.

Le groupe va se réunir la semaine prochaine et les membres se répartiront les différentes tâches à accomplir. Le groupe prendra plusieurs mois avant d'émettre ses recommandations qui seront présentées au président de l'Assemblée.

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