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Face à la compétition, Taxi Diamond hausse (enfin) ses standards

12/11/2014 10:59 EST | Actualisé 12/11/2014 11:03 EST
Pablo Blazquez Dominguez via Getty Images
MADRID, SPAIN - OCTOBER 14: In this photo illustration the new smart phone taxi app 'Uber' shows how to select a pick up location next to a taxi lane on October 14, 2014 in Madrid, Spain. 'Uber' application started to operate in Madrid last September despite Taxi drivers claim it is an illegal activity and its drivers currently operate without a license. 'Uber' is an American based company which is quickly expanding to some of the main cities from around the world. (Photo by Pablo Blazquez Dominguez/Getty Images)

La compétition a du bon. Taxi Diamond a annoncé mercredi qu'elle rehaussera ses standards de qualité pour faire face à l'arrivée d'Uber à Montréal.

Le répartiteur bien connu dans la métropole annonce un investissement de plus d'un million de dollars pour améliorer quatre volets de ses opérations: le contrôle des chauffeurs, la qualité des services, l'utilisation des nouvelles technologies et l'utilisation de véhicules verts.

Taxi Diamond précise dans un communiqué que les mesures annoncées vont au-delà de ce qui est exigé par le Règlement sur le transport par taxi de la Ville de Montréal.

Dès janvier prochain, les chauffeurs de Taxi Diamond devront démontrer qu'ils ne possèdent pas de casier judiciaire au moment de renouveler leur adhésion auprès de l'entreprise.

Les voitures au service de Taxi Diamond devront également avoir moins de trois ans, contre un maximum de cinq ans pour le moment. Les chauffeurs devront également suivre une formation sur le service à la clientèle et Taxi Diamond triplera son nombre d'inspecteurs sur la route.

Il sera désormais possible de payer son parcours via l'application mobile de Taxi Diamond, en plus de pouvoir évaluer le service reçu.

Finalement, Taxi Diamond affirme être en discussion avec un concessionnaire automobile pour offrir des véhicules hybrides à ses chauffeurs d'ici la fin de l'année.

L'industrie montréalaise du taxi fait face à l'arrivée récente d'Uber. L'application mobile permet de trouver un taxi sans passer par une centrale comme Taxi Diamond.

Pour sa part, UberX met en contact des usagers et des particuliers offrant leurs services de chauffeur. Ce service n'est toutefois pas réglementé, puisque les particuliers ne possèdent pas de permis de taxi.

«J'ai confiance que les autorités interviendront rapidement auprès de Uber; il en va de l'intérêt public, dit par communiqué Dominique Roy, président-directeur général de Taxi Diamond. Toutefois, comme industrie, je pense que nous devons avoir le courage de nous questionner sur les raisons pour lesquelles Uber connaît un tel succès planétaire. Pourquoi tant de gens adhèrent-ils à ce service ? Il serait trop facile de nous cacher derrière l'injustice, même si c'en est une, pour justifier notre inaction.»

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